Martinez: « il n’y a rien de bon » dans le programme de Marine Le Pen
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, juge qu'il n'y a "rien de bon" dans le programme de Marine Le Pen, tout en...

Martinez: « il n’y a rien de bon » dans le programme de Marine Le Pen

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, juge qu'il n'y a "rien de bon" dans le programme de Marine Le Pen, tout en...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, juge qu'il n'y a "rien de bon" dans le programme de Marine Le Pen, tout en mettant en garde contre certains aspects du programme d'Emmanuel Macron, dans une interview à Libération vendredi.

Interrogé sur la candidate FN, le leader syndical estime qu'"il n'y a rien de bon dans son programme, qui est l'inverse de ce que propose la CGT. Derrière un discours en apparence proche des salariés, elle ne remet jamais en cause le capital".

"Son protectionnisme, qui consiste à dresser des murs autour de la France, épargne la responsabilité des entreprises dans le dumping social. Elle oppose les travailleurs entre eux, alors que la solution est d'élever les droits de tous les salariés dans le monde", selon lui.

M. Martinez, dont la centrale appelle à ce qu'aucune voix ne se porte sur la candidate du FN dimanche, ne dévoile pas pour autant la teneur de son vote, indiquant seulement: "je vais aller voter..."

Et il met en garde Emmanuel Macron, qui a manifesté l'intention de réformer le code du travail par ordonnance. S'il "veut aller plus loin dans la déréglementation du code du travail, y compris avec des méthodes similaires à la première loi travail pour faire valider le texte, ça ne passera pas comme une lettre à la poste", avertit M. Martinez.

Il se montre également critique au sujet de la proposition du candidat d'En marche ! de baisser les cotisations salariales afin d'augmenter le pouvoir d'achat. "Les cotisations sociales sont ce qu'il y a de plus égalitaire. Elles garantissent la solidarité nationale. Or le programme d'Emmanuel Macron s'oriente clairement vers une protection à plusieurs vitesses", selon lui.

"Ce qu'on gagnera donc en pouvoir d'achat avec les baisses de cotisations sera perdu chez le médecin, à l'hôpital ou à la pharmacie, parce qu'il faudra bien que quelqu'un finance le système", relève-t-il.

Enfin, concernant le droit universel au chômage, autre proposition phare d'Emmanuel Macron, M. Martinez s'y dit favorable, "à condition qu'on ne prenne pas des droits à certains pour en ouvrir à d'autres. Si on indemnise les chômeurs à un niveau moindre ou moins longtemps pour partager l'enveloppe actuelle avec les indépendants ou les salariés démissionnaires, ça revient à partager la misère".

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le