Masque sur la plage : « On a besoin d’une mesure sanitaire qui soit comprise », plaide le maire des Sables-d’Olonne
Le débat autour de l’obligation du port du masque de façon uniforme sur l’ensemble des plages d’un département a été soulevé ce 6 mai au Sénat. Lors d’une audition devant la mission d’information sur les conséquences des mesures sanitaires, le président de l’Association nationale des élus du littoral, a plaidé pour plus de finesse.

Masque sur la plage : « On a besoin d’une mesure sanitaire qui soit comprise », plaide le maire des Sables-d’Olonne

Le débat autour de l’obligation du port du masque de façon uniforme sur l’ensemble des plages d’un département a été soulevé ce 6 mai au Sénat. Lors d’une audition devant la mission d’information sur les conséquences des mesures sanitaires, le président de l’Association nationale des élus du littoral, a plaidé pour plus de finesse.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L’hiver avait été marqué par la longue bataille entre les élus des montagnes et le gouvernement sur le sort réservé aux remontées mécaniques. L’été sera-t-il synonyme de débats sur le port du masque sur les littoraux ? Le sujet monte en tout cas à l’approche de l’assouplissement des mesures sanitaires nationales, mais aussi de la saison touristique.

Le président délégué de l’Association nationale des élus du littoral (ANEL) a posé le problème sur la table, ce 6 mai, lors d’une audition au Sénat sur les spécificités territoriales de la gestion de crise. « Aujourd’hui, il y a une vraie disparité de décisions sur le littoral français, quant au port obligatoire du masque ou pas sur la plage. C’est difficile pour nos concitoyens de s’y retrouver », a reconnu le maire LR des Sables-d’Olonne. Sur le territoire de sa commune, y compris sur les plages, le masque est obligatoire, conséquence d’un arrêté de la préfecture. « On a besoin d’une mesure sanitaire qui soit comprise, pour être acceptée et respectée » a plaidé le maire, dont la commune comprend à la fois une plage urbaine et une plage éloignée, naturelle. « Les plages, ce n’est pas une entité unique, ce sont des diversités de plages avec des diversités de fréquentation. »

Pour Bernard Jomier (PS), le président de la mission d’information sénatoriale sur les effets du confinement, cette question « fait écho à l’évolution de la connaissance que nous avons de l’épidémie ». « La connaissance a progressé et nous impose une forme d’adaptation qui est de revoir nos règles, à raison de la progression de nos connaissances », a-t-il appelé.

« Les transmissions en extérieur, c’est une part extrêmement faible des transmissions »

« Phénomène majeur de transmission en milieu clos », l’aérosolisation est en revanche « très réduite » en extérieur selon ce médecin généraliste toujours en activité. « Les transmissions en extérieur, c’est une part extrêmement faible des transmissions. Quand on est à l’air libre, la transmission du covid-19, est compliquée. Il faut être proche. Il faut avoir un jet direct, j’allais dire – a pardonnez-moi cette vilaine expression – pour envoyer des postillons sur quelqu’un qui est en face de soi », a argumenté le sénateur. En clair, sauf à organiser des festivals sur une plage, les risques de contracter la maladie en se promenant sur la page sont « extrêmement faibles », selon lui.

Le président s’est demandé s’il ne faudrait pas mieux confier aux maires la capacité de décider eux-mêmes, à leur échelle, les choix en matière de port du masque sur la plage. Le 4 mai, le préfet des Alpes-Maritimes a décidé de lever l’obligation de porter le masque en bord de mer (ainsi que dans les espaces verts). Une portion de la Côte d’Azur vient donc rejoindre les neuf autres départements où il n’était déjà pas obligatoire. Selon un décompte de Ouest France, 12 départements l’imposent toujours sur l’ensemble de leur littoral. Trois autres départements se distinguent par des règles différentes sur les communes : sont concernés la Charente-Maritime, les Pyrénées-Atlantiques, ou encore l’Aude où le masque est obligatoire uniquement à Narbonne-Plage.

Partager cet article

Dans la même thématique

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le

Explosions in Tehran March 8
10min

Politique

Frappes en Iran : «  Les différentes lignes du régime sont aujourd'hui en train d'entrer en collision »

Ce mercredi, les Etats-Unis ont achevé une quatrième vague de bombardements visant les côtes iraniennes, alors que le régime islamique a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz en promettant qu’il resterait fermé jusqu’à la fin des « agressions américaines ». Pour David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques, Washington mise désormais sur un effondrement du régime depuis l’intérieur.

Le

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le