Match boycotté à l’Assemblée : « ils ont fait un cadeau à Marine Le Pen » pour Roselyne Bachelot
C’est un match de football un peu spécial qui se jouait cette semaine à l’Assemblée nationale. Un match caritatif, avec des députés sur le terrain, mais surtout un match boycotté par les députés de la NUPES et de Renaissance. Ces derniers ont refusé de s’afficher sur la pelouse aux côtés des élus du Rassemblement national. Un boycott qui constitue un « cadeau à Marine Le Pen » selon l’ancienne ministre Roselyne Bachelot.

Match boycotté à l’Assemblée : « ils ont fait un cadeau à Marine Le Pen » pour Roselyne Bachelot

C’est un match de football un peu spécial qui se jouait cette semaine à l’Assemblée nationale. Un match caritatif, avec des députés sur le terrain, mais surtout un match boycotté par les députés de la NUPES et de Renaissance. Ces derniers ont refusé de s’afficher sur la pelouse aux côtés des élus du Rassemblement national. Un boycott qui constitue un « cadeau à Marine Le Pen » selon l’ancienne ministre Roselyne Bachelot.
Aurélie Daffas

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Ils ont été les premiers à déclarer forfait. La veille du match de football caritatif prévu mercredi 28 septembre à l’Assemblée nationale, les élus LFI et PS ont annoncé ne pas participer à l’événement. « Nous ne pouvons pas être coéquipiers sur un terrain de foot alors que nous faisons tout pour ne pas banaliser l’extrême droite qui cherche à travers cet exercice sportif à expliquer qu’ils se sont fondus dans la masse et que désormais ils sont des parlementaires comme les autres » a expliqué Olivier Faure, premier secrétaire du PS, pour justifier ce forfait de dernière minute.

Après l’appel de la NUPES, c’est Aurore Bergé, députée Renaissance, qui a recommandé aux élus de son groupe de ne pas prendre part au match : « Je ne peux que recommander de ne pas participer à un match qui donnera lieu à une 'photo d’équipe' où on reprendra donc la formule que nous 'portons le même maillot' ».

La victimisation du RN

Un appel au boycott qui constitue « un cadeau à Marine Le Pen » selon Roselyne Bachelot. Pour l’ancienne ministre, les opposants au Rassemblent national ont offert la possibilité à Marine Le Pen et ses troupes de se poser en victimes.

Le boycott serait aussi, pour l’ancienne ministre un manque de respect pour les élus de la nation : « On victimise le Rassemblement national et on insulte les électeurs de ces 89 députés qui sont des députés légitimes. Ils ont été élus par les Français. Si on se met à contester la légitimité d’un député du Rassemblement national, on conteste la légitimité de l’ensemble des députés. » conclut-elle.

 

Retrouvez l’émission « Et maintenant ! » en replay sur notre site.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRANCE – ACTION FOR ZUCMAN TAX FOR BILLIONNAIRES
6min

Politique

« Les ultra-riches disposent aujourd’hui d’un accès privilégié aux sphères du pouvoir », Oxfam alerte sur l’explosion des grandes fortunes

Publié ce lundi 19 janvier à l’ouverture du Forum économique de Davos, le dernier rapport d’Oxfam sur les inégalités mondiales alerte sur l’explosion des fortunes des milliardaires. L’ONG met en garde contre les conséquences de cet enrichissement rapide, qui dépasse largement l’économie et menace directement la démocratie, en donnant aux ultra-riches un pouvoir politique et médiatique croissant.

Le

Match boycotté à l’Assemblée : « ils ont fait un cadeau à Marine Le Pen » pour Roselyne Bachelot
3min

Politique

Budget : « On a un Parti socialiste qui a pris des engagements et qui les a tenus », salue Aurore Bergé

Un Conseil des ministres doit se tenir ce lundi 19 janvier pour acter l’issue des débats budgétaires au Parlement. Sébastien Lecornu doit trancher entre l’activation de l’article 49-3 ou le passage du projet de loi de finances par ordonnances. « Les Français veulent qu'on passe vite à autre chose », exhorte Aurore Bergé, ministre de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Le

3min

Politique

UE-Mercosur : après sa signature, quelles étapes attendent le traité ?

Samedi 17 janvier, la présidente de la Commission européenne a finalement paraphé le traité de libre-échange en discussion depuis plus de 25 ans, entre les Vingt-Sept et l’Amérique du Sud. Avant son entrée en vigueur, l’accord doit encore passer par quelques étapes au Parlement européen, et dans les Parlements nationaux.

Le