Mayotte: « On en parle quasiment plus en métropole », affirme F. Philippot
Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes, a déploré mercredi auprès de l'AFP à Mamoudzou qu'"on ne parle quasiment...

Mayotte: « On en parle quasiment plus en métropole », affirme F. Philippot

Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes, a déploré mercredi auprès de l'AFP à Mamoudzou qu'"on ne parle quasiment...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes, a déploré mercredi auprès de l'AFP à Mamoudzou qu'"on ne parle quasiment plus (de Mayotte) en métropole" dont "le Président Emmanuel Macron se désintéresse totalement".

"Le gouvernement a été forcé de bouger mais je suis frappé par le fait que le soufflé est déjà retombé. On n’en parle quasiment plus en métropole. Le gouvernement ne s’y intéresse plus", a poursuivi Florian Philippot lors d'une visite d'un jour dans le 101ème département en compagnie de la députée européenne Mireille d'Ornano.

"Ce qu’on accepte ici (...) on ne l’accepterait pas un quart de seconde (...) dans n’importe quel département de métropole", a-t-il ajouté.

Le président des Patriotes a dénoncé ce qu’il considère comme un abandon des populations françaises à Mayotte. "Les Mahorais sont obligés se cloîtrer derrière des barbelés, des barreaux aux fenêtres du fait de l’ insécurité, ont du mal à espérer en une scolarité de qualité pour leurs enfants, ont des problèmes d’accéder aux soins de qualité à l’ hôpital et sont 85% en dessous du seuil de pauvreté"

"Je crois que la sortie de l’Union européenne nous aidera à nous réintéresser à la France dans toutes ses dimensions (...) car l’Union européenne nous rétrécit et (...) on s’intéréressera à Mayotte", a-t-il encore expliqué à l’AFP.

Florian Philippot a souligné qu’il fallait mettre fin à l’immigration clandestine venue des Comores et à l’insécurité. "Il faut évidemment que La France s’intéresse à ce sujet et le porte haut et fort à l’ONU et oblige les Comores à reconnaître définitivement la souveraineté de la France sur Mayotte", a-t-il encore plaidé.

Florian Philippot et Mireille d’ Ornano doivent quitter Mayotte jeudi pour l’île de La Réunion.

Mayotte traverse une grave crise socio-économique depuis plus d'un mois et demi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at National Assembly
3min

Politique

Affaire Lyhanna : perpétuité pour les viols en série, enquêtes plus rapides…  les premières réponses de Sébastien Lecornu

Après avoir réuni plusieurs ministres ce mardi matin dans le sillage de l’affaire Lyhanna, Sébastien Lecornu veut renforcer les peines pour les violeurs en série et imposer un délai d’enquête de trois mois lorsque l’auteur d’un crime sur enfant est identifié. Deux mesures, parmi d’autres, qui seront intégrées dans le projet de loi sur la protection des enfants.

Le

Mayotte: « On en parle quasiment plus en métropole », affirme F. Philippot
2min

Politique

Affaire Lyhanna : Muriel Jourda n’écarte pas « un problème structurel qui a pu conduire à ce drame épouvantable »

Après l’audition du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, la présidente de la commission des lois du Sénat, Muriel Jourda (LR) évoque la possibilité « d’un problème structurel » dans le fonctionnement du service public de la justice. Elle préconise d’attendre le passage en revue des 70 000 plaintes pour crime et délit concernant des enfants d’ici la fin du mois de juillet, pour se prononcer.

Le

marche ok
9min

Politique

Affaire Lyhanna : la recherche de « boucs émissaires » risque d’éclipser les raisons plus « systémiques », mettent en garde les sénateurs

Alors que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, « pense » qu’il y a avant tout « des défaillances » dans cette affaire, les sénateurs de la commission des lois estiment que les raisons sont multiples. Dominique Vérien pointe la faiblesse des consignes du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le manque de moyens est aussi relevé. « Les magistrats travaillent comme des dingues, faudra sortir du déni et de l’aveuglement », alerte la sénatrice Marie-Pierre de la Gontrie.

Le