L'ancienne secrétaire d’État à l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, a regretté vendredi la disparition de son portefeuille ministériel, à l'occasion de la formation du premier gouvernement du quinquennat d'Emmanuel Macron.
"Je ne suis pas candidate à ma propre succession, mais ce qui compte, et pour les associations et pour la continuité de l’État, (...) c'est que les victimes aient (...) un ministre ou un secrétaire d’État", a estimé Mme Méadel sur Radio Classique.
L'ancienne secrétaire d'Etat à l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, lors d'une conférence de presse dans la cour de l'Elysée, le 8 février 2017
AFP
"Dans un monde où hélas en France nous avons vécu des attentats, alors même qu'il y a des victimes de catastrophes naturelles, des victimes d'accidents collectifs, qui ont besoin d'être aidées", "il faut une incarnation politique" de ce service de l’État, a-t-elle estimé.
Juliette Méadel est candidate PS aux législatives en Seine-et-Marne.
Interrogé sur la disparition de ce portefeuille jeudi à l'issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a affirmé qu'une "personne référente dédiée à l'enjeu de l'accompagnement de l'aide aux victimes" serait identifiée dans les prochaines semaines, "avec une affirmation forte en matière budgétaire, parce qu'il ne s'agit pas seulement d'avoir une personne qui incarne mais aussi une traduction budgétaire".
La candidate du Rassemblement national à la présidentielle a présenté ses objectifs budgétaires : 140 milliards d’économies d’ici 2032, l’instauration d’une règle d’or par référendum et la baisse du déficit public. Les collectivités locales devront également participer à cet « effort radical ».
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