Médaille remise à Cédric Herrou: le préfet recadre le maire de Grenoble
Le préfet de l'Isère a recadré mardi le maire EELV/FG de Grenoble, Eric Piolle, qui a remis la veille la médaille de la ville au...

Médaille remise à Cédric Herrou: le préfet recadre le maire de Grenoble

Le préfet de l'Isère a recadré mardi le maire EELV/FG de Grenoble, Eric Piolle, qui a remis la veille la médaille de la ville au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le préfet de l'Isère a recadré mardi le maire EELV/FG de Grenoble, Eric Piolle, qui a remis la veille la médaille de la ville au défenseur des migrants Cédric Herrou, en se présentant lui-même comme "délinquant solidaire".

C'est un tweet publié en marge de la cérémonie qui a suscité l'ire de la préfecture, dans lequel Eric Piolle fait état d'un courrier adressé parallèlement au procureur de la République à Grenoble.

"Je vous écris ce jour puisque la solidarité envers les exilé.e.s reste un délit. Forte de sa politique d'accueil et d'aide, la Ville de Grenoble enfreint l'article L 622-1 du CESEDA. Condamnez-moi. #migrants #3DeBriancon #DelinquantSolidaire", déclare l'élu dans ce tweet.

"Le préfet de l'Isère déplore des propos qui appellent à commettre des infractions ou des actes illégaux, alors même qu'ils sont tenus par un maire auquel les lois de la République confient des responsabilités d'officier de police judiciaire et la charge de faire respecter l'ordre public", écrit-il dans un communiqué.

"Prôner l'illégalité ou cautionner des infractions pourtant condamnées par l'autorité judiciaire n'est pas une conduite anodine", ajoute le préfet.

L'agriculteur Cédric Herrou a été condamné en appel en août à quatre mois de prison avec sursis pour avoir aidé des migrants dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes).

Le 22 avril, l'Assemblée nationale a voté l'assouplissement du délit de solidarité, exemptant désormais de sanctions les militants qui apporteraient des soins, un hébergement et de la nourriture aux migrants sans qu'il y ait de contrepartie lucrative.

Une évolution insuffisante pour le maire de Grenoble qui réclame, dans son courrier au procureur préalablement diffusé à la presse, l'abrogation du "délit de solidarité" et davantage de protection pour les aidants comme Cédric Herrou, mais aussi pour des municipalités comme la sienne dont les "actions collectives" pour accueillir les réfugiés, selon lui, leur font "courir un risque pénal".

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le