Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a dénoncé mercredi un "manque de déontologie" de la part des médias dans leur traitement de la campagne présidentielle, considérant notamment qu'Emmanuel Macron était "énormément avantagé".
"Il est urgent que le traitement médiatique de la campagne cesse d'être aussi peu conforme aux règles fondamentales de la déontologie et aux principes démocratiques. Ce sont des millions d'électeurs qui sont ainsi victimes de cette absence totale de neutralité", affirme Mme Le Pen sur son site internet de campagne marine2017.fr
La présidente du FN, qui proteste régulièrement à l'unisson de ses troupes contre le traitement médiatique "militant" dont elle ferait l'objet, estime qu'il y a "un problème d'équité".
"Mettons les pieds dans le plat: tant au plan quantitatif que qualitatif, les médias offrent un énorme avantage à la candidature d'Emmanuel Macron", estime-t-elle, citant à l'appui des chiffres de l'hebdomadaire Marianne, selon lequel BFM TV a entre le 17 novembre et le 18 février relayé autant de temps de parole d'Emmanuel Macron en meeting que pour François Fillon, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Marine Le Pen réunis.
Benoît Hamon a été désigné fin janvier candidat du PS à l'issue de la primaire organisée par ce parti. Marine Le Pen a elle commencé ses meetings début février. François Fillon n'a fait que peu de meetings après sa victoire fin novembre à la primaire de la droite. Jean-Luc Mélenchon en a fait lui au moins huit.
Les règles du temps de parole pour la présidentielle
AFP
Pour Mme Le Pen, la "bienveillance" de la principale chaîne d'informations en continu française envers M. Macron s'explique par les liens que celui-ci entretient avec Patrick Drahi, propriétaire de BFMTV.
Mme Le Pen met aussi en cause TF1, qu'elle cite comme exemple de "la véritable complaisance" dont bénéficierait M. Macron, "très fréquemment évoqué positivement quand les difficultés qu'il rencontre dans la réalité sont habituellement minimisées voire totalement tues".
Elle déplore par exemple le "traitement pour le moins élogieux" par TF1 de la visite de l'ancien ministre de l'Economie au Liban fin janvier quand la première chaîne française "n'a pas daigné couvrir la (sienne) dans le même pays" avec des équipes ces derniers jours.
Alors que TF1 prévoit un débat le 20 mars avec François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et elle-même, Mme Le Pen accuse la chaîne d'avoir "manifestement un énorme problème avec le pluralisme".
La journée de manifestation du 6 octobre a fait le tour des médias internationaux. Entre des inquiétudes sur la situation financière et budgétaire de la France et une véritable attention aux revendications des lycéens, la presse internationale offre un regard particulier sur la mobilisation de la jeunesse.
Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».