Médiation de Notre-Dame-des-Landes : Dantec regrette la «posture politicienne» de Retailleau
Peu importe les positions des médiateurs, pour le sénateur, l’important est que la mission de médiation sur le projet d’aéroport « ne laisse aucune zone d’ombre ».

Médiation de Notre-Dame-des-Landes : Dantec regrette la «posture politicienne» de Retailleau

Peu importe les positions des médiateurs, pour le sénateur, l’important est que la mission de médiation sur le projet d’aéroport « ne laisse aucune zone d’ombre ».
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Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes continue de provoquer un débat passionnel. « Je pense que dans ce pays, il y a 61 millions d’avis sur Notre-Dame-des-Landes. Des gens neutres sur ce sujet, on n’en trouve pas beaucoup », veut rappeler Ronan Dantec.

Le sénateur écologiste de Loire-Atlantique, contacté par Public Sénat, a réagi aux critiques formulées ce mardi par Bruno Retailleau sur l’orientation de la mission de médiation, dont la composition a été annoncée début juin par le gouvernement. Le président LR du conseil régional des Pays de la Loire avait notamment pointé les prises de position anti-aéroport de deux des trois médiateurs (lire notre article).

« La question n’est pas de savoir qui est pour ou qui est contre chez les membres de la commission, la question, c’est le fond de la médiation », réplique Ronan Dantec :

« Bruno Retailleau ne veut pas de remise à plat du projet. Il y a chez lui une constance des pro-aéroports : c’est d’avoir une peur panique de la remise à plat. »

« Il profite d’un dossier sur lequel ses positions ont varié régulièrement »

« Il y a chez lui beaucoup de posture politicienne. C’est aussi pour lui un moyen d’apparaître comme l’un des leaders de l’opposition à Emmanuel Macron : il profite d’un dossier sur lequel ses positions ont varié régulièrement », accuse le sénateur.

Au lendemain d’une réunion de travail à Matignon sur l’aéroport du Grand Ouest, l’élu écologiste estime que la mission de médiation permettra un « regard extérieur » sur le dossier épineux du projet de Notre-Dame-des-Landes :

« La transparence totale sur le coût de l’aménagement, le territoire du plan d’exposition au bruit, la possibilité ou non de mener des mesures compensatoires : ces questions doivent être traitées au fond, avec les moyens de contre-expertise nécessaires. »

Les conclusions de la mission sont attendues le 1er décembre au plus tard. « J’ai tendance à penser qu’un remise à plat va démonter que c’est moins cher et plus rationnel de laisser développer Nantes-Atlantique », anticipe Ronan Dantec.

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