Mélenchon à Cazeneuve: « il n’y aura pas d’excuses »
Jean-Luc Mélenchon a affirmé mercredi qu'il n'avait "pas l'intention de (s)'excuser" auprès de Bernard Cazeneuve après ses...

Mélenchon à Cazeneuve: « il n’y aura pas d’excuses »

Jean-Luc Mélenchon a affirmé mercredi qu'il n'avait "pas l'intention de (s)'excuser" auprès de Bernard Cazeneuve après ses...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean-Luc Mélenchon a affirmé mercredi qu'il n'avait "pas l'intention de (s)'excuser" auprès de Bernard Cazeneuve après ses déclarations liant l'ancien ministre de l'Intérieur à la mort de Rémi Fraisse, dénonçant "une campagne de diabolisation" à son propre égard.

"Je n'ai pas l'intention de m'excuser car je tiens Bernard Cazeneuve pour responsable de la mort de Rémi Fraisse, ce n'est pas d'aujourd'hui, je l'ai dit à l'époque", a déclaré M. Mélenchon sur France 2.

"C'était à lui d'assumer sa responsabilité parce que tous les ministres sont les chefs de leur administration. Voilà. Donc il n'y aura pas d'excuses et si M. Bernard Cazeneuve veut faire un procès, alors il le fait et nous pourrons convoquer les témoins pour montrer ce qui s'est passé cette nuit-là", a-t-il poursuivi.

L'ancien Premier ministre s'était déclaré prêt mardi à retirer sa plainte pour diffamation contre Jean-Luc Mélenchon, si le leader de La France insoumise présentait ses "excuses".

"On va en rester là, je ne souhaite pas cette polémique, je ne l'ai pas voulue", a dit Jean-Luc Mélenchon, assurant faire "l'objet d'une campagne de diabolisation qui est souvent très cruelle".

M. Mélenchon avait accusé en public, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), mercredi dernier, Bernard Cazeneuve non seulement d'être responsable de la mort de Rémi Fraisse, mais de s'être "occupé de son assassinat".

Il avait reconnu mardi que le terme "assassinat" était "mal calibré". "Je suis d'accord pour requalifier d'+homicide+ et je prie pour qu'on comprenne que dans un meeting de 45 minutes il peut arriver qu'un mot ne soit pas calibré exactement", avait-il justifié devant la presse, assurant qu'il comptait devant la justice plaider "la bonne foi".

Rémi Fraisse a été tué en 2014 par le jet d'une grenade de gendarmes près du chantier controversé de retenue d'eau à Sivens (Tarn), alors que Bernard Cazeneuve était ministre de l'Intérieur.

Partager cet article

Dans la même thématique

Prix du carburant jusqu a 2,74 euros sur l autoroute entre Nice et Cannes
8min

Politique

Carburants : la France se dirige-t-elle vers une « ère de pénurie énergétique » ?

Ce week-end, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a estimé que la France allait entrer « dans une ère de pénurie énergétique » si le blocage du détroit d’Ormuz se prolongeait encore deux mois. Un diagnostic que le chef de l’Etat a fermement contesté. Pour les experts, le risque de pénurie n’est pourtant pas à écarter et pourrait surtout se traduire par une hausse des prix.

Le

Mélenchon à Cazeneuve: « il n’y aura pas d’excuses »
3min

Politique

« On est en droit de se poser des questions sur l’état mental de Donald Trump », pour Michel Cymes

Doit-on connaitre l’état de santé de ceux qui nous dirigent ? Doit-on évaluer leur santé mentale ? À l’affiche d’une pièce de théâtre, Michel Cymes interroge sur scène la question du secret médical des présidents élus et des candidats à la fonction suprême. Comment s’assurer de leurs capacités mentales et physiques sans trahir le secret médical ? À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, il répond aux questions de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le