Mélenchon à Le Pen: « Fichez-nous la paix avec la religion »
"Fichez-nous la paix avec la religion", a lancé mardi soir lors du débat télévisé à 11 Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France...

Mélenchon à Le Pen: « Fichez-nous la paix avec la religion »

"Fichez-nous la paix avec la religion", a lancé mardi soir lors du débat télévisé à 11 Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"Fichez-nous la paix avec la religion", a lancé mardi soir lors du débat télévisé à 11 Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à la présidentielle, à Marine Le Pen, qui défendait l'installation de crèches en mairie.

"J'inscrirai dans la Constitution le droit de défendre notre patrimoine culturel et historique", a proposé la candidate du Front national, interrogée sur sa réforme des institutions.

"Qu'est-ce que ça veut dire ?" lui a demandé M. Mélenchon.

"Ca veut dire que les crèches font partie de notre patrimoine culturel et historique", a répondu la présidente du FN.

"Vous voulez mettre des symboles religieux dans nos mairies ? C'est ça votre laïcité?", lui a rétorqué le député européen.

"Ce sont nos traditions, M . Mélenchon, je sais qu'elles vous dérangent...", lui a renvoyé son homologue à Strasbourg.

"Mais elles ne me dérangent pas! Qu'est-ce que vous savez de moi? Peut-être que j'ai une crèche chez moi! Qui sait... Mais c'est chez moi! Moi, j'embête pas tout le monde avec", a lancé M. Mélenchon.

"Les Français sont évidemment très attachés à leurs traditions", a alors tenté Mme Le Pen.

"Mais non, madame, 60% des Français n'ont pas de religion. Fichez-nous la paix avec la religion. Nous ne sommes pas obligés de subir vos foucades, vos trouvailles, votre manière de nous imposer à tous une manière de vivre qui n'est pas la nôtre", a tonné M. Mélenchon.

"Les crèches dans les mairies comme les sapins de Noël dans les écoles, tout cela, ça ne participe pas exclusivement de la religion, ça participe de nos racines. Les racines de notre pays, de notre culture...", a soutenu celle qui est donnée ex-aequo en tête des sondages de premier tour avec M. Macron.

"Quelles racines ?" a demandé M. Mélenchon. "Où est-ce qu'elles vous poussent les racines ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?" a-t-il encore dit.

Auparavant, Mme Le Pen avait expliqué qu'elle voulait une "révision constitutionnelle par l’intermédiaire d'un référendum" pour y intégrer "la priorité nationale, le référendum d'initiative populaire, le nombre d'élus à l'Assemblée nationale qui baisse à 300, le nombre de sénateurs à 200, j'intégrerai tout cela, j'y intégrerai la défense et la promotion du patrimoine culturel et historique des Français".

Partager cet article

Dans la même thématique

Mélenchon à Le Pen: « Fichez-nous la paix avec la religion »
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le