Mélenchon croit à sa présence au second tour
Jean-Luc Mélenchon a affirmé mardi qu'il se qualifierait pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, disant croire à un "paysage...

Mélenchon croit à sa présence au second tour

Jean-Luc Mélenchon a affirmé mardi qu'il se qualifierait pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, disant croire à un "paysage...
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Jean-Luc Mélenchon a affirmé mardi qu'il se qualifierait pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, disant croire à un "paysage entièrement nouveau" dans lequel, après avoir dépassé François Fillon, l'argument du "vote utile" en faveur d'Emmanuel Macron va "s'effondre(r)".

Qualifié pour le second tour, "je le serai", a affirmé M. Mélenchon sur RTL.

Le leader de La France insoumise s'était fixé l'objectif de ravir la troisième place à François Fillon dans les sondages, ce qui est le cas, pour un point (18% contre 17%), dans la livraison Kantar-Sofres-OnePoint diffusée dimanche, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

A présent, a-t-il dit, son objectif est "d'abord de m'assurer que la prise est bien faite. Et vous voyez bien qu'un paysage entièrement nouveau se dessinerait tout aussitôt car si je suis devant M. Fillon, alors tout l'argument d'après lequel le vote utile serait M. Macron pour éviter Fillon-Le Pen s'effondre".

M. Macron, "je lui disputerai le terrain le moment venu", a poursuivi le député européen, évoquant l'"agrégat assez fragile de gens qui le soutiennent". "Les gens l'identifient: c'est un centriste, un libéral", dit-il.

"Ce que je lui demande (...) c'est de garder à nos échanges la tenue qu'ils doivent avoir car l'un d'entre nous parmi les quatre que vous avez cités sera le président de la République dans un mois", a-t-il dit, après que M. Macron a notamment dénoncé sa "fascination" pour Vladimir Poutine.

"Ca ne sert à rien de parler comme ça", a dit M. Mélenchon, qui reproche à M. Macron d'avoir simplement "pris acte" des frappes décidées par Donald Trump en Syrie. "Quand on est président de la République française on ne prend pas acte du bombardement décidé par une personne sans mandat de l'Onu, de l'Otan, de personne".

"Que M. Bachar al-Assad soit un criminel, tout le monde le sait, la discussion ne porte pas sur ce point", mais "sur comment arrêter la guerre et rendre la parole au peuple syrien dans des conditions démocratiques et de paix qui fassent qu'eux-mêmes puissent s'en débarrasser", a-t-il dit, réaffirmant son opposition aux interventions militaires occidentales.

"Ca n'a jamais rien donné les missionnaires armés", a-t-il dit, reprenant une expression de Robespierre prononcée en 1792.

M. Mélenchon a également promis d'annoncer "une forme particulière de gouvernement", sans plus de précisions. Il pourrait en faire l'annonce lors de son meeting à Dijon le 18 avril.

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