Mélenchon défend la fuite de Ghosn et critique la justice japonaise
Jean-Luc Mélenchon a jugé mardi "inacceptable" "la maltraitance à laquelle s'est livrée la justice japonaise" à l'encontre de...

Mélenchon défend la fuite de Ghosn et critique la justice japonaise

Jean-Luc Mélenchon a jugé mardi "inacceptable" "la maltraitance à laquelle s'est livrée la justice japonaise" à l'encontre de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean-Luc Mélenchon a jugé mardi "inacceptable" "la maltraitance à laquelle s'est livrée la justice japonaise" à l'encontre de Carlos Ghosn, l'ex-PDG de Renault Nissan qui a fui le Japon, où il était en liberté conditionnelle, pour se réfugier au Liban.

"Je vous le dis clair et net: les droits de l'Homme et les droits de la défense ne s'appliquent pas en fonction de critères de classe", et "M. Carlos Ghosn y a droit comme tous les autres", a réagi le chef de file de La France insoumise sur Europe 1.

"C'est la base de l'humanisme: l'être humain a des droits qui sont des droits non négociables, et ça s'applique à tout le monde", a-t-il insisté.

Or "la maltraitance à laquelle s'est livrée la justice japonaise est inacceptable; je le dis pour lui comme je le dirais pour d'autres. Ce n'est pas une affaire de classe, les droits de l'Homme", a ajouté M. Mélenchon.

"Vous connaissez un être humain qui n'essaie pas de s'échapper quand on le maltraite ? Ça n'existe pas. Alors pourquoi il serait le seul être humain à notre connaissance à qui ça serait indifférent d'être maltraité ?", a-t-il interrogé.

L'ancien patron de Renault et Nissan est arrivé le 30 décembre au Liban dans des circonstances encore troubles, alors qu'il avait l'interdiction formelle de quitter le Japon, où il était en liberté sous caution depuis fin avril 2019, dans l'attente de son procès pour malversations financières présumées.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Mélenchon défend la fuite de Ghosn et critique la justice japonaise
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le