Mélenchon défend le refus de Marine Le Pen de porter un voile à Beyrouth
Jean-Luc Mélenchon a jugé jeudi "absolument" légitime que la présidente du Front national Marine Le Pen ait refusé de porter un...

Mélenchon défend le refus de Marine Le Pen de porter un voile à Beyrouth

Jean-Luc Mélenchon a jugé jeudi "absolument" légitime que la présidente du Front national Marine Le Pen ait refusé de porter un...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Luc Mélenchon a jugé jeudi "absolument" légitime que la présidente du Front national Marine Le Pen ait refusé de porter un voile pour rendre visite à Beyrouth au mufti de la République.

Un refus légitime? "Absolument", a martelé Jean-Luc Mélenchon, interrogé lors de l'Emission politique sur France 2 sur le déplacement de Marine Le Pen à Beyrouth.

Le leader de La France insoumise a également critiqué "les ministres qui mettent des mantilles pour aller voir le pape en tant que ministre de la République, les personnes qui sont obligées de se mettre un voile sur la tête, et pourquoi pas des gants, pour aller rencontrer un ministre".

Il a également estimé que le voile était un signe de soumission, comme il l'avait déjà estimé en 2015 lors d'un entretien à la chaîne de télévision KTO.

"Nous, les Français, nous ne nous faisons pas imposer des signes religieux", a dit M. Mélenchon.

Pour ce qui est de la France, "la loi n'a pas à imposer une manière de s'habiller dans la rue - à l'exception du voile intégral que je condamne absolument et qu'il faut interdire. Après, les gens font ce qu'ils veulent, c'est comme ça", a-t-il ajouté.

Celui qui se considère comme un "militant lié au féminisme", estime toutefois nécessaire de s'opposer au port du voile, "à titre individuel et par la persuasion et le dialogue", et sans légiférer. "Il n'y a aucune injonction religieuse sur le sujet", a-t-il souligné.

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le