Mélenchon dément avoir traité Valls de « nazi »
Stanislas Guerini, porte-parole du groupe La République en marche (LREM), a souhaité jeudi que le déontologue de l'Assemblée...

Mélenchon dément avoir traité Valls de « nazi »

Stanislas Guerini, porte-parole du groupe La République en marche (LREM), a souhaité jeudi que le déontologue de l'Assemblée...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Stanislas Guerini, porte-parole du groupe La République en marche (LREM), a souhaité jeudi que le déontologue de l'Assemblée nationale soit saisi, à propos du terme "nazi" qu'aurait employé Jean-Luc Mélenchon à l'égard de Manuel Valls, ce que le leader de La France insoumise a démenti.

Selon Le Canard enchaîné, Jean-Luc Mélenchon a entre autres qualifié, le 3 octobre à l'Assemblée, l'ancien Premier ministre socialiste de "nazi", un terme qui a été rapporté au député socialiste David Habib, arrivé dans la salle pendant l'altercation, et qu'il a repris auprès de plusieurs médias.

"Je ne l'ai pas entendu, mais il l'a dit, selon différents témoins. Mais, devant moi en revanche, il a proféré de nombreuses insultes". "Ce n'est pas un coup de colère de sa part (...) C'est une manière pour lui de disqualifier", a déclaré M. Valls, député apparenté LREM de l'Essonne, jeudi sur Europe 1.

"Je n'ai dit ni ne pense que Valls soit +nazi+. Il est en perdition politique", a tweeté un peu plus tard M. Mélenchon, député LFI des Bouches-du-Rhône.

"Qui pourrait trouver normal que Manuel Valls se fasse traiter de +nazi+, qu'on soit dans le même groupe parlementaire ou pas ? C'est inacceptable", a de son côté déclaré M. Guerini sur Radio Classique.

"Je pense qu'il faut que le déontologue de l'Assemblée nationale soit saisi". "Il doit y avoir une suite, effectivement. C'est inacceptable que des propos comme cela soient tenus dans l'enceinte de l'Assemblée nationale", a-t-il lancé.

"Je ne suis pas déontologue à la place du déontologue, mais je pense personnellement qu'il peut effectivement y avoir des sanctions", a ajouté ce député LREM de Paris.

Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM, ex-écologiste) s'est prononcé mercredi contre une "police de l'expression".

"Je crois qu'il vaut mieux la liberté d'expression avec ses excès (plutôt que de) se lancer dans une police des débats sur ce qu'on a le droit de dire et pas le droit de dire dans l'Assemblée nationale ou ses différents organes par extension", a-t-il déclaré devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP).

M. Mélenchon a démissionné de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie au motif qu'elle est présidée par l'ancien Premier ministre, auquel il reproche une "proximité avec les thèses ethnicistes de l'extrême droite". "Corvée : siéger avec l'ignoble Valls à la commission Nouvelle-Calédonie. Ici, qui vient-il trahir ?", avait tweeté le chef de file des Insoumis peu après la réunion constitutive de cette mission.

Manuel Valls a, quant à lui, récemment accusé les députés de La France insoumise de tenir un "discours islamo-gauchiste".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le