Mélenchon dénonce un « procès politique » : « Il ne rend pas service à la démocratie », estime Fesneau
Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, dit « regretter » les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon dans le Journal du dimanche. À quelques jours d’une audience, le leader de la France insoumise estime être victime d’un « procès politique ».

Mélenchon dénonce un « procès politique » : « Il ne rend pas service à la démocratie », estime Fesneau

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, dit « regretter » les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon dans le Journal du dimanche. À quelques jours d’une audience, le leader de la France insoumise estime être victime d’un « procès politique ».
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Après la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, c’est au tour de Marc Fesneau, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, de fustiger les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon dans le Journal du Dimanche. Invité de notre matinale, le ministre indique qu’on ne « rend pas un bon service à la démocratie quand on commence, en permanence, à introduire le doute. La justice est indépendante et fait son travail ».

La veille, dans les colonnes de l’hebdomadaire, le responsable de la France insoumise a dénoncé une instrumentalisation de la justice, et a estimé être victime d’un « procès politique ». Aux côtés d’autres personnes, le député doit comparaître jeudi et vendredi à Bobigny pour des incidents ayant émaillé la perquisition d'octobre 2018 au siège de son parti.

« Je regrette qu'on tienne de tels propos vis-à-vis de la justice »

Pour Marc Fesneau, ces accusations ne sont pas acceptables. « Je regrette qu'on tienne de tels propos vis-à-vis de la justice (...) Je regrette vraiment l’instrumentalisation permanente qu’on fait de la justice. Dire que c’est un procès politique, il prend le risque d'accréditer la thèse du complot généralisé (...) Il ne sait pas lui-même ce qui sera dit lors de son procès, et personne ne le sait. »

S’agissant de cette perquisition mouvementée de l’automne 2018, le ministre considère que « la mise en scène et la théâtralisation » ne venaient « pas du côté de la police ou de la justice ». Selon lui, la contre-attaque de Jean-Luc Mélenchon « ne rend pas service à la justice, à la République et à la démocratie en agissant ainsi ».

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