« Mélenchon est devenu le vote utile de conviction à gauche » pour Clémentine Autain
Clémentine Autain était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. La conseillère régionale d’Ile-de-France, soutien de Jean-Luc Mélenchon, est longuement revenue sur le programme de son candidat à l’international.

« Mélenchon est devenu le vote utile de conviction à gauche » pour Clémentine Autain

Clémentine Autain était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. La conseillère régionale d’Ile-de-France, soutien de Jean-Luc Mélenchon, est longuement revenue sur le programme de son candidat à l’international.
Public Sénat

Par Alice Bardo

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« Vladimir Poutine a un projet impérialiste et il faut s’en méfier », considère Clémentine Autain avant d’ajouter que « cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas discuter ». « Poutine est un acteur assez décisif dans la sortie de crise en Syrie. » Un positionnement vis-à-vis de Moscou qui rejoint celui de son candidat, Jean-Luc Mélenchon, et qui est à l’évidence plus favorable que celui qu’elle adopte à l’égard des Etats-Unis, bien qu’elle admette que « « Poutine aurait du prendre position pour condamner » l’attaque chimique en Syrie de mardi dernier.

Autain : "Vladimir Poutine a un projet impérialiste"
00:29

La nuit dernière, le président américain Donald Trump a décidé d’enclencher des frappes en direction de la base militaire syrienne présumée responsable de l’offensive meurtrière de début de semaine. Clémentine Autain dénonce une « stratégie potentiellement dangereuse », relevant d’une « logique de guerre qui entraine la guerre ». Elle préconise d’agir dans le cadre de l’ONU, au moyen d’une coalition internationale. « Il faut se méfier des solutions de courte-vue », finit-elle par conclure.

Autain : Trump a "une stratégie potentiellement dangereuse"
00:48

« Il ne faut pas être dépendant de la stratégie américaine »

S’agissant de la stratégie que doit adopter la France sur la scène internationale, la conseillère régionale assure que « nous avons le devoir d’agir ». « Comment rester sourd ? », s’insurge t-elle. Elle regrette que « La France n’a(it) pas réussi à soutenir les peuples dans les moments où ils se sont révoltés » et va même jusqu’à dire qu’il s’agit d’une « erreur internationale ».

Agir oui, mais dans n’importe quel cadre. « Jean-Luc Mélenchon veut sortir de l’OTAN, rappelle Clémentine Autain. Il ne faut pas être dépendant de la stratégie américaine. » Elle ajoute qu’ « il faut essayer de constituer une alternative au projet impérialiste de Donald Trump ».

« Mélenchon a une chance d’être au second tour »

Sur le plan national, elle valide « la cohérence dans la durée » du programme de son candidat. « (C’est) un projet qui tire vers une espérance émancipatrice », se réjouit-elle. Selon elle, le leader de La France insoumise a le mérite d’avoir « senti depuis longtemps ce désir de radicalité ». Et par radicalité, il faut comprendre « la logique de prendre à la racine les problèmes ».

Clémentine Autain croit que Jean-Luc Mélenchon a « une chance d’être qualifié pour le second tour et donc de gagner ». Elle se félicite de « la percée » de son candidat, qui est devenu une « sorte de vote utile de conviction à gauche ».  Selon elle, il est même en capacité de capter l’électorat indécis. En lieu et place de la candidate FN. « Il y avait l’hypothèse Le Pen. Ou il y a. J’ai du mal à me faire à cette idée, c’est peut-être pourquoi je parle au passé. »

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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