« Mélenchon est devenu le vote utile de conviction à gauche » pour Clémentine Autain
Clémentine Autain était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. La conseillère régionale d’Ile-de-France, soutien de Jean-Luc Mélenchon, est longuement revenue sur le programme de son candidat à l’international.

« Mélenchon est devenu le vote utile de conviction à gauche » pour Clémentine Autain

Clémentine Autain était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. La conseillère régionale d’Ile-de-France, soutien de Jean-Luc Mélenchon, est longuement revenue sur le programme de son candidat à l’international.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Vladimir Poutine a un projet impérialiste et il faut s’en méfier », considère Clémentine Autain avant d’ajouter que « cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas discuter ». « Poutine est un acteur assez décisif dans la sortie de crise en Syrie. » Un positionnement vis-à-vis de Moscou qui rejoint celui de son candidat, Jean-Luc Mélenchon, et qui est à l’évidence plus favorable que celui qu’elle adopte à l’égard des Etats-Unis, bien qu’elle admette que « « Poutine aurait du prendre position pour condamner » l’attaque chimique en Syrie de mardi dernier.

Autain : "Vladimir Poutine a un projet impérialiste"
00:29

La nuit dernière, le président américain Donald Trump a décidé d’enclencher des frappes en direction de la base militaire syrienne présumée responsable de l’offensive meurtrière de début de semaine. Clémentine Autain dénonce une « stratégie potentiellement dangereuse », relevant d’une « logique de guerre qui entraine la guerre ». Elle préconise d’agir dans le cadre de l’ONU, au moyen d’une coalition internationale. « Il faut se méfier des solutions de courte-vue », finit-elle par conclure.

Autain : Trump a "une stratégie potentiellement dangereuse"
00:48

« Il ne faut pas être dépendant de la stratégie américaine »

S’agissant de la stratégie que doit adopter la France sur la scène internationale, la conseillère régionale assure que « nous avons le devoir d’agir ». « Comment rester sourd ? », s’insurge t-elle. Elle regrette que « La France n’a(it) pas réussi à soutenir les peuples dans les moments où ils se sont révoltés » et va même jusqu’à dire qu’il s’agit d’une « erreur internationale ».

Agir oui, mais dans n’importe quel cadre. « Jean-Luc Mélenchon veut sortir de l’OTAN, rappelle Clémentine Autain. Il ne faut pas être dépendant de la stratégie américaine. » Elle ajoute qu’ « il faut essayer de constituer une alternative au projet impérialiste de Donald Trump ».

« Mélenchon a une chance d’être au second tour »

Sur le plan national, elle valide « la cohérence dans la durée » du programme de son candidat. « (C’est) un projet qui tire vers une espérance émancipatrice », se réjouit-elle. Selon elle, le leader de La France insoumise a le mérite d’avoir « senti depuis longtemps ce désir de radicalité ». Et par radicalité, il faut comprendre « la logique de prendre à la racine les problèmes ».

Clémentine Autain croit que Jean-Luc Mélenchon a « une chance d’être qualifié pour le second tour et donc de gagner ». Elle se félicite de « la percée » de son candidat, qui est devenu une « sorte de vote utile de conviction à gauche ».  Selon elle, il est même en capacité de capter l’électorat indécis. En lieu et place de la candidate FN. « Il y avait l’hypothèse Le Pen. Ou il y a. J’ai du mal à me faire à cette idée, c’est peut-être pourquoi je parle au passé. »

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le