Mélenchon et Hamon se disputent sur l’Europe et le « plan B »
Benoît Hamon a accusé mardi Jean-Luc Mélenchon de faire des propositions européennes menant forcément la France à son "plan B" et...

Mélenchon et Hamon se disputent sur l’Europe et le « plan B »

Benoît Hamon a accusé mardi Jean-Luc Mélenchon de faire des propositions européennes menant forcément la France à son "plan B" et...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Benoît Hamon a accusé mardi Jean-Luc Mélenchon de faire des propositions européennes menant forcément la France à son "plan B" et "à la sortie de l'euro et de l'Europe", lors d'une passe d'armes entre les deux candidats de gauche pendant le débat télévisé.

Le candidat PS à la présidentielle, cinquième dans les intentions de vote derrière celui de la France insoumise, a attaqué M. Mélenchon sur sa proposition d'un "plan A" d'une "sortie concertée" des traités européens, et en cas d'échec, d'un "plan B" avec une sortie unilatérale de la France ou avec un petit groupe de pays.

"L'attitude raisonnable consiste à faire une proposition alternative et cette proposition alternative peut être entendue", a affirmé M. Mélenchon lors du débat à onze candidats sur BFM TV/C News.

"Il n'existe pas d'autre chemin que celui que je vous indique, Benoît Hamon. Donc il ne faut pas ironiser, plan A, plan B. Parce que le plan B, c'est une manière de faire ce que n'a pas su faire (le Premier ministre grec) Alexis Tsipras", a lancé le leader de la gauche radicale.

Après avoir mentionné un "point d'accord" qui est que "l'austérité, ça ne tient plus" dans l'Union européenne, M. Hamon a exprimé "un désaccord" avec celui avec qui il a échoué à forger une candidature unique.

"Là où vous mettez très haut la barre des menaces, il aurait fallu que vous mettiez très haut la barre des solutions. Ca manque de solutions, votre programme sur l'Europe", a estimé le candidat PS.

"C'est la raison pour laquelle ça finira au plan B, c'est ma conviction. Moi ma conviction c'est que le chemin que vous proposez c'est la sortie de l'euro et de l'Europe", a-t-il poursuivi, avant que l'échange ne s'envenime.

"Vous avez gouverné l'Europe avec la droite, donc venez pas me saouler maintenant", a répliqué l'eurodéputé Mélenchon.

"C'est pas moi qui ai voté Maastricht, c'est vous", a répondu M. Hamon, en référence au traité créateur de la monnaie unique en 1992.

Partager cet article

Dans la même thématique

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le