Mélenchon: « je n’ai pas l’intention de faire Cuba en France »
Le candidat de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a cherché à rassurer les électeurs et à contrer les critiques de ses...

Mélenchon: « je n’ai pas l’intention de faire Cuba en France »

Le candidat de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a cherché à rassurer les électeurs et à contrer les critiques de ses...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le candidat de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a cherché à rassurer les électeurs et à contrer les critiques de ses adversaires, en assurant qu'il "n'avait pas l'intention de faire Cuba en France"

Interrogé dans l'édition du quotidien Ouest-France à paraître samedi sur son éloge des héritages des anciens présidents Hugo Chavez (Venezuela) et Fidel Castro (Cuba), il s'est défendu des critiques de ses rivaux à la présidentielle d'être un "communiste": "C’est un signe d’extrême désarroi intellectuel de m’affronter sur un terrain pareil avec une telle caricature".

"Je les ai défendus, s'est-il justifié, dans des circonstances où ils étaient attaqués" et "Cuba a défendu tous les mouvements de libération nationale d’Amérique latine et dû subir l’embargo des États-Unis pourtant condamné par l’ONU".

Mais "je n’ai jamais approuvé la façon dont était organisée politiquement Cuba. Je n’ai pas l’intention de faire Cuba en France", a-t-il encore insisté, alors que ses principaux rivaux jugent que son programme est dangereux pour la France.

M. Mélenchon a encore récusé que la politique menée par Hugo Chavez au Venezuela ait conduit le pays à la ruine: "Le Venezuela avait une politique social-démocrate. Personne n’a été exproprié. Il n’y a pas eu de nationalisations non plus. J’ai soutenu Chavez contre l’agression des Américains. Et aujourd’hui, le problème de ce pays, c’est d’abord la baisse du prix du pétrole. Je n’y suis pour rien".

Interrogé sur les critiques voilées du président François Hollande contre lui, le candidat de la France Insoumise a observé: "Je trouve que les détestations personnelles de François Hollande l’aveuglent. Quand je suis à 18%, il pense que je sens mauvais. Mais qu’a-t-il dit quand Marine Le Pen était à presque 30% ?"

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Mélenchon: « je n’ai pas l’intention de faire Cuba en France »
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le