Mélenchon : « Je ne voterai pas Front national tout le monde le sait »
Dans une vidéo de trente minutes, Jean-Luc Mélenchon affirme qu’il ne votera pas Front national sans préciser l’option choisie et rappelle que sa « mouvance politique n’a rien à voir avec l’extrême droite ». Il annonce aussi qu’il « dirigera la manœuvre » pour les législatives

Mélenchon : « Je ne voterai pas Front national tout le monde le sait »

Dans une vidéo de trente minutes, Jean-Luc Mélenchon affirme qu’il ne votera pas Front national sans préciser l’option choisie et rappelle que sa « mouvance politique n’a rien à voir avec l’extrême droite ». Il annonce aussi qu’il « dirigera la manœuvre » pour les législatives
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Il aura fait durer le suspense pendant cinq jours pour finalement confirmer ce qu’il a dit au soir du premier tour. Jean-Luc Mélenchon ne donnera pas de consigne de vote. « Moi j'irai voter. (...) Ce que je vais voter, je ne vais pas le dire. Mais il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour deviner ce que je vais faire. » (…) « Vous n’avez pas besoin de moi pour savoir ce que vous avez besoin de faire. Je ne suis pas un gourou » a-t-il affirmé dans sa vidéo Youtube « Revue de la semaine ».
« Pourquoi je ne le dis pas ? Pour que vous puissiez rester regroupés. Pour que chacun d'entre vous, quelle que soit la décision qu'il va prendre, puisse rester en cohérence avec le vote qu'il a fait à la présidentielle qu'il puisse continuer à être fier de son vote. » a justifié le leader de la France insoumise

 Concernant  Marine Le Pen qui clairement fait appel, cet après-midi, aux électeurs de la France Insoumise, il  a considéré que seule une partie « très résiduelle » de son électorat pourrait voter pour la candidate du FN. « Il n’y a pas de doute sur qui nous sommes. Nous sommes une mouvance politique qui n’a rien à voir avec l’extrême droite » (…) le doute n’existe pas sur ce que va être mon vote. Je ne voterai pas Front national tout le monde le sait » a-t-il affirmé. Force est de constater que le doute subsiste néanmoins entre le vote Macron et le vote blanc car Jean-Luc Mélenchon a distribué ses coups  à la fois contre  « l’extrême droite » et « l’extrême finance », cette dernière incarnée, selon lui, par le candidat d’En Marche.

En meeting à Arras mercredi, Emmanuel Macron a jugé que depuis dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon n’était pas à la hauteur » et que ses électeurs méritaient mieux que lui ». Des propos jugés absurdes » par l’intéressé. « Vous allez finir par énerver tout le monde à faire comme ça » a-t-il prévenu. « C’est invraisemblable toute cette vulgarité. Cette manière de vouloir nous tordre le bras. S’en prendre à moi de cette manière  ce n’est pas raisonnable. Ça énerve tout le monde. Il a déjà perdu 6 points » a-t-il ajouté. Jean-Luc Mélenchon a aussi plusieurs fois reproché à Emmanuel Macron de demander un vote d’adhésion. « Non, nous n’adhèrerons pas » a répondu l’eurodéputé.

Dans une séquence montée de plus d’une demi-heure, le leader de la France Insoumise, est revenu longuement sur l’issue du premier tour où il a raté de peu une qualification pour le second, fustigeant « un déchainement » et « l’ambiance malsaine » contre lui dans la dernière semaine.

Pour conclure, Jean-Luc Mélenchon annonce qu’il ne se retire pas de la vie politique » « dirigera la manœuvre » pour les législatives « pour transformer tout ça en une force conquérante ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Mélenchon : « Je ne voterai pas Front national tout le monde le sait »
3min

Politique

Charlélie Couture : « Je suis revenu en France car j’avais le sentiment de ne plus comprendre l’Amérique qui venait d’élire Donald Trump »

Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.

Le

Mélenchon : « Je ne voterai pas Front national tout le monde le sait »
3min

Politique

Industrie musicale : « il n’y a plus de coup de cœur, on regarde le nombre de followers », La Grande Sophie

Trente ans de carrière, artiste inclassable, la Grande Sophie se tourne aujourd’hui vers la comédie musicale avec un nouveau spectacle inspiré de son premier livre « Tous les jours Suzanne ». Une nouvelle aventure qui caractérise à merveille son envie insatiable de créer. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle se livre sur son passé, son rapport à l’industrie musicale et sa relation particulière avec Françoise Hardy.

Le

Mélenchon : « Je ne voterai pas Front national tout le monde le sait »
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le