Mélenchon juge Macron « fatigué » et l’opposition dans son rôle
Jean-Luc Mélenchon a jugé mercredi "un peu excessif" le ton d'Emmanuel Macron à l'égard de l'opposition, estimant être dans son...

Mélenchon juge Macron « fatigué » et l’opposition dans son rôle

Jean-Luc Mélenchon a jugé mercredi "un peu excessif" le ton d'Emmanuel Macron à l'égard de l'opposition, estimant être dans son...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean-Luc Mélenchon a jugé mercredi "un peu excessif" le ton d'Emmanuel Macron à l'égard de l'opposition, estimant être dans son rôle en exprimant une "critique rationnelle" ou "bienveillante" et insistant sur la nécessité de planification face au Covid-19.

Le chef de file des Insoumis a ironisé sur un président de la République qu'il a jugé "au bout de sa vie" et "fatigué", au lendemain des déclarations d'Emmanuel Macron qualifiant "d'irresponsables" ceux "qui cherchent déjà à faire des procès" alors que la crise n'est pas terminée.

"L'essentiel pour nous, c'est que le pouvoir (...) n'ait pas peur du dialogue, de la critique", a ajouté le député des Bouches-du-Rhône sur France Info, estimant que "parfois il faut forcer le trait quand on a le sentiment de ne pas être écouté".

A quelques heures du début de la mission d'information parlementaire sur la gestion de l'épidémie de Covid-19, M. Mélenchon a estimé qu'il n'y aurait "pas de honte" pour le gouvernement à utiliser ses propositions, notamment sur la planification et les "nationalisations" d'entreprises comme Luxfer.

L'usine Luxfer à Gerzat (Puy-de-Dôme), avant sa fermeture, était la seule en Europe à fabriquer des bouteilles à oxygène médical.

Elu LFI, Alexis Corbière a fustigé mercredi des dirigeants qui ont des "gestes barrière pour ne pas recevoir de critiques".

"Je dois me taire parce qu'il faut leur faire confiance?", a-t-il demandé sur l'antenne de Sud Radio.

Les expressions invoquant "l'union nationale" sont pour le député de Seine-Saint-Denis "des formules pièges".

Partager cet article

Dans la même thématique

Mélenchon juge Macron « fatigué » et l’opposition dans son rôle
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le