Mélenchon: « La position » de Fillon « est intenable »
Jean-Luc Mélenchon, candidat de la gauche à la présidentielle, estime que la "position" de François Fillon est "intenable", et se...

Mélenchon: « La position » de Fillon « est intenable »

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la gauche à la présidentielle, estime que la "position" de François Fillon est "intenable", et se...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la gauche à la présidentielle, estime que la "position" de François Fillon est "intenable", et se dit prêt à "travailler" avec Benoît Hamon, dans un entretien au Parisien Dimanche.

Le "cas" de François Fillon, après les révélations du "penelopegate", "est la goutte d’eau qui peut faire déborder le vase de la patience de notre pays" car "ce spectacle révulse les gens", affirme Jean Luc Mélenchon, candidat de "La France insoumise".

Et ce "pour deux raisons" explique-t-il: "Les sommes qui sont en jeu, mais aussi parce qu’il n’a pas l’air de comprendre ce qu’on lui reproche. Les gens perçoivent une forme d’arrogance de caste, insupportable dans un pays où il y a neuf millions de pauvres."

A la question devrait-il partir ? M. Mélenchon répond : "Sa position est intenable".

Il assure que "jamais" un de ses proches n'a bénéficié d'un avantage. "Un jour, M. Fillon a écrit dans un tweet +Quand Mélenchon dit: quand vous voyez passer un riche, faites-lui les poches. Moi, je n’éduque pas mes enfants comme ça+. Il les a éduqués pour profiter du système en cachette ."

A quelques heures d'un meeting dimanche après-midi en chair et en os à Lyon et sous la forme d'un hologramme à Paris, Jean-Luc Mélenchon, à qui l'on demande s'il "va travailler avec Benoît Hamon ?", répond : "Pourquoi pas ?"

Avant d'ajouter : "Mais il y a une condition : l’honnêteté. Négocier sur un coin de table un programme flou contre des postes aux législatives ? Pas question !". "Je suis prêt à parler de tout, mais pas en donnant l’impression d’aider à un nouvel emballage pour sauver les vieux meubles", prévient-il.

"Hamon doit finir de rompre avec l’ancien monde. C’est l’exigence de ceux qui ont +dégagé+ Valls. Laissons-lui le temps de passer le coup de balai (...) Il doit trancher et dire à tous ces gens: +Vous n’êtes pas investis parce que ce n’est pas ce qui a été voté à la primaire et que je veux faire alliance avec Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis+. S’il a le courage de faire le ménage, tout sera possible", conclut Jean-Luc Mélenchon.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le