Mélenchon: « le peuple doit apprendre à se fédérer » sans « les fantômes de l’ancienne gauche »
"Le peuple doit apprendre à se fédérer sans compter sur les fantômes de l'ancienne gauche", a expliqué Jean-Luc Mélenchon dans un...

Mélenchon: « le peuple doit apprendre à se fédérer » sans « les fantômes de l’ancienne gauche »

"Le peuple doit apprendre à se fédérer sans compter sur les fantômes de l'ancienne gauche", a expliqué Jean-Luc Mélenchon dans un...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"Le peuple doit apprendre à se fédérer sans compter sur les fantômes de l'ancienne gauche", a expliqué Jean-Luc Mélenchon dans un entretien publié vendredi par Le Parisien, alors que La France insoumise réunit une Convention nationale ce week-end à Clermont-Ferrand.

Faut-il se rapprocher d'autres partis ? "Avec qui ? J'ai déjà dit que nous étions prêts à discuter, même avec les socialistes ! A une condition, qu'ils soient dans l'opposition à Emmanuel Macron", a répondu M. Mélenchon.

"A qui dois-je m'adresser ? Au groupe PS à l'Assemblée ? Cinq de ses membres ont voté pour la confiance au gouvernement. Les autres peuvent à tout moment y faire leur entrée. Et au Sénat ? Le président du groupe PS dit qu'il n'est pas dans l'opposition", développe le député des Bouches-du-Rhône.

"Le PCF ? A l'Assemblée, on travaille main dans la main. Mais partout ailleurs, la direction du PCF multiplie les traquenards. Les Verts ? Ils ont disparu. Le peuple doit donc apprendre à se fédérer sans compter sur les fantômes de l'ancienne gauche", a conclu M. Mélenchon.

Quant au M1717, "attendons que Benoît Hamon mette sur pied son mouvement. Mais cela avance".

Interrogé sur LCP, le député LFI Adrien Quatennens n'a pas exclu une possible alliance avec Benoît Hamon en vue des élections européennes.

"L'étiquetage n'est plus le souci (...) Nous appelons à la clarté des actes posés". Travailler ensemble est possible "si Benoît Hamon pose des actes clairs qui font qu'on peut se retrouver sur des éléments programmatiques", a-t-il indiqué.

Sur la question de possibles listes communes, "on verra bien. On ne fera pas en tout cas de tambouilles" mais "si Benoît Hamon est intéressé par le fait de travailler avec nous il sera le bienvenu, évidemment", a-t-il dit.

Dans son entretien au Parisien, Jean-Luc Mélenchon a également jugé qu' Emmanuel Macron, "c'est du Blair et du Merkel en une seule personne. C'est le président des riches".

Mais "la mobilisation n'a pas été ce qu'elle aurait dû être. C'est un paradoxe. Car le pays rejette les politiques libérales", a-t-il estimé.

Alors, à quoi l'attribuer ? "A la division syndicale à laquelle s'est ajoutée une division entre le syndical et le politique".

Mais "l'heure du choix sonnera. Par exemple, aux élections européennes. Ce sera un référendum contre l'Europe de Macron et Merkel. Deux visions s'affronteront sur le fond".

M. Mélenchon juge par ailleurs que Manuel Valls, par ses déclarations sur la laïcité et l'islam, "essaie d'hystériser l'élection partielle dans la 1re circonscription de l'Essonne au cas où elle serait annulée". "Maintenant il pousse à la guerre contre une religion. C'est une position d'extrême droite".

Il "exècre cette façon raciste et machiste de montrer du doigt" la députée LFI Danièle Obono, critiquée pour certaines de ses déclarations, notamment sur la radicalisation.

"Nous sommes un mouvement, pas un parti. Il n'y a pas de doctrine commune. Heureusement, il y a des façons différentes de penser. Ca ne gêne pas. Car il y a un programme qui a fixé une ligne politique". "La réactualisation du programme viendra le moment venu".

Partager cet article

Dans la même thématique

Mélenchon: « le peuple doit apprendre à se fédérer » sans « les fantômes de l’ancienne gauche »
5min

Politique

Après les violences urbaines et les pillages du 17 octobre, « le président de la République n'a apporté aucune solution, aucun cap », déplore Hervé Marseille

Au micro de Public Sénat, le président du groupe centriste au Sénat, constate avec sévérité l’impuissance et l’inertie du gouvernement face aux violences du week-end. S’il réfute toute volonté de pourrissement du mouvement de la part de l’exécutif, il estime cependant que les revendications portées depuis plus d’un mois par les lycéens ont été laissées « en jachère », dans un contexte social d’autant plus tendu que les crises s’enchaînent.

Le

Sebastion Lecornu press conference in Merignac
5min

Politique

 « Défaut de renseignement », « sous-estimation » de la colère sociale, « stratégie de pourrissement » : le gouvernement a-t-il failli samedi dernier ?  

Face aux pillages et dégradations lors des manifestations de ce samedi 17 octobre, le gouvernement est vivement critiqué pour sa doctrine de maintien de l’ordre. Alors que circulaient depuis plus d’un mois des appels à manifester ce samedi 17 octobre et que les lycéens et étudiants sont dans la rue depuis trois semaines, le gouvernement semble avoir sous-estimé la colère et les débordements possibles ce samedi.

Le

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le