Mélenchon: « le peuple doit apprendre à se fédérer » sans « les fantômes de l’ancienne gauche »
"Le peuple doit apprendre à se fédérer sans compter sur les fantômes de l'ancienne gauche", a expliqué Jean-Luc Mélenchon dans un...

Mélenchon: « le peuple doit apprendre à se fédérer » sans « les fantômes de l’ancienne gauche »

"Le peuple doit apprendre à se fédérer sans compter sur les fantômes de l'ancienne gauche", a expliqué Jean-Luc Mélenchon dans un...
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"Le peuple doit apprendre à se fédérer sans compter sur les fantômes de l'ancienne gauche", a expliqué Jean-Luc Mélenchon dans un entretien publié vendredi par Le Parisien, alors que La France insoumise réunit une Convention nationale ce week-end à Clermont-Ferrand.

Faut-il se rapprocher d'autres partis ? "Avec qui ? J'ai déjà dit que nous étions prêts à discuter, même avec les socialistes ! A une condition, qu'ils soient dans l'opposition à Emmanuel Macron", a répondu M. Mélenchon.

"A qui dois-je m'adresser ? Au groupe PS à l'Assemblée ? Cinq de ses membres ont voté pour la confiance au gouvernement. Les autres peuvent à tout moment y faire leur entrée. Et au Sénat ? Le président du groupe PS dit qu'il n'est pas dans l'opposition", développe le député des Bouches-du-Rhône.

"Le PCF ? A l'Assemblée, on travaille main dans la main. Mais partout ailleurs, la direction du PCF multiplie les traquenards. Les Verts ? Ils ont disparu. Le peuple doit donc apprendre à se fédérer sans compter sur les fantômes de l'ancienne gauche", a conclu M. Mélenchon.

Quant au M1717, "attendons que Benoît Hamon mette sur pied son mouvement. Mais cela avance".

Interrogé sur LCP, le député LFI Adrien Quatennens n'a pas exclu une possible alliance avec Benoît Hamon en vue des élections européennes.

"L'étiquetage n'est plus le souci (...) Nous appelons à la clarté des actes posés". Travailler ensemble est possible "si Benoît Hamon pose des actes clairs qui font qu'on peut se retrouver sur des éléments programmatiques", a-t-il indiqué.

Sur la question de possibles listes communes, "on verra bien. On ne fera pas en tout cas de tambouilles" mais "si Benoît Hamon est intéressé par le fait de travailler avec nous il sera le bienvenu, évidemment", a-t-il dit.

Dans son entretien au Parisien, Jean-Luc Mélenchon a également jugé qu' Emmanuel Macron, "c'est du Blair et du Merkel en une seule personne. C'est le président des riches".

Mais "la mobilisation n'a pas été ce qu'elle aurait dû être. C'est un paradoxe. Car le pays rejette les politiques libérales", a-t-il estimé.

Alors, à quoi l'attribuer ? "A la division syndicale à laquelle s'est ajoutée une division entre le syndical et le politique".

Mais "l'heure du choix sonnera. Par exemple, aux élections européennes. Ce sera un référendum contre l'Europe de Macron et Merkel. Deux visions s'affronteront sur le fond".

M. Mélenchon juge par ailleurs que Manuel Valls, par ses déclarations sur la laïcité et l'islam, "essaie d'hystériser l'élection partielle dans la 1re circonscription de l'Essonne au cas où elle serait annulée". "Maintenant il pousse à la guerre contre une religion. C'est une position d'extrême droite".

Il "exècre cette façon raciste et machiste de montrer du doigt" la députée LFI Danièle Obono, critiquée pour certaines de ses déclarations, notamment sur la radicalisation.

"Nous sommes un mouvement, pas un parti. Il n'y a pas de doctrine commune. Heureusement, il y a des façons différentes de penser. Ca ne gêne pas. Car il y a un programme qui a fixé une ligne politique". "La réactualisation du programme viendra le moment venu".

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