Mélenchon: les retraites, « la mère de toutes les batailles » contre Macron
Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a appelé jeudi les Français à mener "la mère de toutes les batailles"...

Mélenchon: les retraites, « la mère de toutes les batailles » contre Macron

Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a appelé jeudi les Français à mener "la mère de toutes les batailles"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a appelé jeudi les Français à mener "la mère de toutes les batailles" sur les retraites, dans un discours cinglant à Marseille contre "sa seigneurie Macron 1er", qui se rêverait en "Roi des riches".

"La mère de toutes les batailles, ce sera celle sur les retraites" et contre la retraite par points, "une arnaque", a averti M. Mélenchon dans un discours d'une heure en plein air, cours Julien, au coeur d'un quartier de bars, ateliers d'artistes et boutiques artisanales, où sortent de nombreux jeunes tous les week-ends.

"La retraite par répartition, c'est la prunelle de nos yeux", a-t-il insisté, appelant au passage les cadres à ne pas "faire les malins", car le président de la République aurait l'intention "de leur faire les poches, comme aux prolos".

"Si vous vous contentez d'écouter ce qu'on vous raconte, le seul problème ce serait les immigrés", a poursuivi M. Mélenchon: "Mais je ne suis pas d'accord (avec le fait) que l'immigration soit la question N.1, la question N.2, et 3 et 4, on veut parler de sécurité sociale et de partage des richesses", a-t-il insisté, en lançant un appel aux syndicats sur ce thème: "Les organisations syndicales, je vous demande de vous réunir, et de former un comité de défense de la sécurité sociale, et nous vous suivrons".

"Ce type là, il sait ce qu'il veut", a-t-il répété, au sujet du président de la République: "Il va changer notre mode de vie, il l'a déjà fait sur le code du travail, sur le logement social, et maintenant c'est la sécu !"

Refusant que "toutes les conquêtes sociales soient détruites par des gens illuminés par le dogme stupide du ruissellement des richesses", M. Mélenchon a alerté une nouvelle fois contre le "coup d'Etat social" qui serait mené par le chef de l'Etat, "ce petit monsieur, sa seigneurie Macron 1er, dans son bureau de tête d'oeufs".

Partager cet article

Dans la même thématique

Mélenchon: les retraites, « la mère de toutes les batailles » contre Macron
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le