Mélenchon marque ses différences avec Macron
Jean-Luc Mélenchon juge, dans un entretien à Marianne à paraître vendredi, qu'un éventuel rassemblement de la gauche jusqu'à...

Mélenchon marque ses différences avec Macron

Jean-Luc Mélenchon juge, dans un entretien à Marianne à paraître vendredi, qu'un éventuel rassemblement de la gauche jusqu'à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean-Luc Mélenchon juge, dans un entretien à Marianne à paraître vendredi, qu'un éventuel rassemblement de la gauche jusqu'à Emmanuel Macron "serait clownesque", tant est grande la différence "entre la pensée économique de Macron" et la sienne.

Dans cet entretien, le candidat de la France insoumise à la présidentielle explique sa méthode pour s'installer dans une "campagne d'adhésion", préférant l'idée de "fédérer" à celle de "rassembler" car, insiste-t-il, "la clé, c'est le peuple".

"Désormais, pour moi, un socle solide est construit, je serai donc fort fin janvier, quand on connaîtra tous les candidats", argumente M. Mélenchon, confiant que son "calcul" est d'"être assez fort pour devenir un recours".

Il théorise le fait que la confiance dans les "cartels d'organisations", "la soupe au logo", les "combines de personnes" s'est éteinte. "Reste donc à gagner le peuple à un nouveau programme historique".

Interrogé sur sa volonté de "rassembler la gauche", M. Mélenchon s'agace: "entre la pensée économique de Macron et la mienne, il y a une telle différence… ce serait clownesque".

Alors que plusieurs candidats de la primaire organisée par le PS assurent avoir l'intention de lui "téléphoner" au lendemain de leur victoire, M. Mélenchon leur a opposé plusieurs fois déjà des fins de non-recevoir.

Plutôt qu'alliances, ralliements et rassemblement, le candidat explique en effet préférer la notion de "fédération". "Fédérer, cela signifie que l'on ne renonce à rien de ses propres préoccupations et aspirations, mais qu'on observe où et comment elles peuvent converger avec celles des autres".

Il se dit donc prêt à trouver des "dénominateurs communs suffisamment amples pour rendre possible cette fédération".

Interrogé sur sa capacité de rassembler "les bobos et les prolos", il répond que ses propositions pour la sécurité sociale intégrale, la planification écologique ou l'éradication des "causes de la malbouffe", "c'est pour tout le monde".

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le