Mélenchon ne donne pas de consigne de vote pour le second tour
Jean-Luc Mélenchon n'a pas donné de consigne de vote dimanche soir, à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, en disant vouloir...

Mélenchon ne donne pas de consigne de vote pour le second tour

Jean-Luc Mélenchon n'a pas donné de consigne de vote dimanche soir, à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, en disant vouloir...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Luc Mélenchon n'a pas donné de consigne de vote dimanche soir, à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, en disant vouloir laisser les militants décider, tout en refusant d'admettre sa défaite dans l'immédiat.

Il a appelé les militants de La France insoumise à la prudence face aux premiers résultats donnant sa candidature éliminée pour le deuxième tour. Mais M. Mélenchon a précisé que si ce résultat était confirmé, les 450.000 personnes qui l'ont investi comme candidat à la présidentielle seraient "appelées à se prononcer" pour décider du vote au deuxième tour.

Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon
AFP

M. Mélenchon a demandé d'attendre minuit et l'annonce officielle du ministère de l'Intérieur, tout en ajoutant que "quels qu'ils soient, lorsque les résultats officiels seront connus, nous les respecterons". "Je ne saurais dire ni faire davantage à cette heure", a-t-il dit, la voix éraillée par l'émotion.

Pour justifier sa volonté de consulter les militants, il a souligné n'avoir "reçu aucun mandat des 450.000 personnes qui ont décidé de présenter (s)a candidature pour (s)'exprimer à leur place par la suite".

"En conscience chacun, chacune sait quel est son devoir, dès lors je m'y range", a-t-il indiqué.

"Vous tous les gens, nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli", a-t-il dit, évoquant à propos de LFI "une force consciente et enthousiaste".

M. Mélenchon a appelé ses partisans à "rester groupés, à rester en mouvement et à être un mouvement" pour relever les défis de l'avenir, estimant que "l'heure à venir et les jours qui viennent restent ceux des caractères et de la conscience".

Martelant son message de prudence sur les résultats, M. Mélenchon a dénoncé "les médiacrates et oligarques qui jubilent" face à l'annonce d'un duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

"Rien n'est si beau pour eux qu'un deuxième tour entre deux candidats qui approuvent et veulent prolonger les institutions actuelles", a-t-il fustigé.

Pour M. Mélenchon, ils "n'expriment aucune prise de conscience écologique ni sur le péril qui pèse sur la civilisation humaine et comptent s'en prendre une fois de plus aux acquis sociaux les plus élémentaires du pays".

"Vous tous les gens patrie bien aimée, vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer, fidélité à la devise de la République: liberté, égalité, fraternité", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Socialist Party figure at the Socialist Party summer camp
4min

Politique

Sénatoriales : après l’aval des socialistes en Seine-Maritime, l’accord national PS-Ecologistes n’est plus menacé

L’accord national entre les socialistes et les écologistes pour les sénatoriales a failli partir à vau-l’eau. Les réticences de la fédération PS de Seine-Maritime pour céder la deuxième place à une écologiste ont entraîné un bras de fer entre Verts et Roses. Bras de fer qui s’est soldé par un retour au calme et un gentlemen’s agreement entre les deux parties.

Le

Paris : Sarah Knafo – Meeting au Dome de Paris
8min

Politique

Présidentielle : Sarah Knafo, une campagne peut en cacher une autre

À quelques mois de la présidentielle de 2027, Sarah Knafo s’impose comme l’un des visages les plus en vue de Reconquête !. Omniprésente dans les médias, en librairie le 2 septembre avec « Le Casse du siècle », l’eurodéputée de 33 ans assure pourtant qu’Éric Zemmour reste le « candidat naturel » du parti. Une complémentarité revendiquée entre les deux, mais qui nourrit inévitablement une question, derrière la campagne de Éric Zemmour, Sarah Knafo prépare-t-elle aussi la sienne ?

Le

Bapteme du grand amphitheatre du ministere des Armees du nom de Pierre Messmer.
4min

Politique

Mort d’Édouard Balladur : « Serviteur exigeant de la France » pour Emmanuel Macron, « un mentor », salue Nicolas Sarkozy

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, rival honni de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, est décédé, lundi soir, à l’âge de 97 ans. « Un serviteur exigeant » pour la France », a salué Emmanuel Macron. « Un exemple, un mentor et un ami », pour Nicolas Sarkozy. De nombreux hommages lui ont été rendus de la part des responsables politiques.

Le