Mélenchon « reprend des méthodes d’extrême droite », selon Darmanin
À la veille de la manifestation organisée par le député La France insoumise François Ruffin, le ministre de l’Action et des Comptes publics s’est dit « étonné que M. Mélenchon reprenne des méthodes de l’extrême droite ». Il dénonce son « poujado-castrisme ».

Mélenchon « reprend des méthodes d’extrême droite », selon Darmanin

À la veille de la manifestation organisée par le député La France insoumise François Ruffin, le ministre de l’Action et des Comptes publics s’est dit « étonné que M. Mélenchon reprenne des méthodes de l’extrême droite ». Il dénonce son « poujado-castrisme ».
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Pour le ministre de l’Action et des Comptes publics, la rhétorique de la France insoumise « incite à la violence ». « Je  suis assez étonné que M. Mélenchon reprenne des méthodes de l'extrême droite [...] comme M. Ruffin parfois », a répondu Gérald Darmanin, invité de Public Sénat, en partenariat avec les Indés Radios. Le ministre faisait référence à la « fête à Macron », la manifestation organisée ce samedi 5 mai à Paris, par le député France insoumise François Ruffin et l'économiste Frédéric Lordon.

« Modèle vénézuélien »

« Je suis assez étonné qu'il y ait une sorte de transformation de poujado-castrisme de ce qui était – me semble-t-il – quelqu'un qui avait une voix respectée dans la République », a ajouté l’ancien maire de Tourcoing. Dénonçant l’attitude de Jean-Luc Mélenchon, il a estimé que ce dernier se tournait « vers un modèle vénézuélien qui nous empêche un petit peu d'avoir une discussion démocratique ».

« Monsieur Darmanin peut redevenir aimable. Il l'a déjà été », a répondu l'intéressé sur Twitter, rappelant un échange cordial qui les avait opposés sur France 2 en mai 2016. « Sinon je lui jette du persil », a-t-il prévenu. Une référence à l’affiche de la « manif pot-au-feu » de la « fête à Macron ». Hier sur BFMTV, le député LFI des Bouches-du-Rhône avait précisé que cet évènement était « une incitation très claire à jeter du persil ».

Le ton était déjà monté hier entre le chef de l’État et le leader de la France insoumise, à plusieurs milliers de kilomètres de distance. Emmanuel Macron avait accusé certains élus de « tenir un discours d'agitation », en visant « ceux qui proposent des manifestations, ou des fêtes » ou « ceux qui n’ont jamais accepté la défaite », visant sans les nommer les Insoumis.

Jean-Luc Mélenchon avait ensuite répliqué hier en indiquant qu’il était « assez indigne de sa part d'assimiler LFI à des violences dont elle a eu à souffrir elle-même » lors de manifestations à l'automne dernier.

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