Mélenchon sent « la panique » dans un PS coincé entre Macron et lui
Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a affirmé mercredi sentir "la panique" s'installer au parti socialiste, pris...

Mélenchon sent « la panique » dans un PS coincé entre Macron et lui

Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a affirmé mercredi sentir "la panique" s'installer au parti socialiste, pris...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a affirmé mercredi sentir "la panique" s'installer au parti socialiste, pris en étau entre le représentant de la France insoumise et Emmanuel Macron, à la façon d'un "casse-noix".

"Il y a un petit air de panique, c'est comme le casse-noix, faut que ça serre des deux bords: Macron et Mélenchon", a-t-il déclaré pendant un long meeting au Mans, joignant le geste à la parole. "Et au milieu, ça fait de l'huile", a-t-il complété, provoquant l'hilarité de la salle.

Face à plus de 2.000 personnes dont des centaines massées devant des écrans faute de place dans la salle, M. Mélenchon s'est moqué des candidats - Arnaud Montebourg et Benoît Hamon - à la primaire organisée par le PS qui assurent avoir l'intention de prendre contact avec lui s'ils l'emportaient.

"Tiens, ça les prend tout à coup, au bout de cinq ans. Tu pouvais m'appeler avant!", a réagi le député européen.

"Franchement, supposez qu'on me téléphone, alors qu'est-ce que je fais ? +Qui c'est le candidat, c'est toi?, c'est moi?+ On va discuter huit jours", a-t-il ironisé. "Déjà c'est moi donc ça, c'est réglé", a-t-il poursuivi, promettant que sa candidature et "le programme l'Avenir en commun iront jusqu'au bout de l'élection".

"Je suis prêt à accueillir qui voudrait rejoindre notre combat", a-t-il assuré mais "ne nous prenez pas pour des poissons rouges !"

M. Mélenchon s'est également félicité que Marine Le Pen elle aussi "commence à paniquer", y voyant "un bon signe". "Je repère l'odeur de la panique chez l'ennemi longtemps avant qu'il ait fini de l'émettre", a-t-il soufflé, ravi que pour le Front national, "ça ne le (fasse) pas". "Ils descendent, on peut les battre", a-t-il constaté.

MM. Macron et Mélenchon qui ont tous deux refusé de participer à la primaire des 22 et 29 janvier, arrivent en première et deuxième position dans le baromètre de confiance Kantar Sofres-Onepoint de janvier publié mercredi. Le candidat de la France insoumise obtient 32% d'opinions favorables (+6) contre 39% (+6) pour l'ancien ministre de l'Economie.

Partager cet article

Dans la même thématique

Mélenchon sent « la panique » dans un PS coincé entre Macron et lui
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Mélenchon sent « la panique » dans un PS coincé entre Macron et lui
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le