Mélenchon sent “la panique” dans un PS coincé entre Macron et lui

Mélenchon sent “la panique” dans un PS coincé entre Macron et lui

Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a affirmé mercredi sentir "la panique" s'installer au parti socialiste, pris...
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Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a affirmé mercredi sentir "la panique" s'installer au parti socialiste, pris en étau entre le représentant de la France insoumise et Emmanuel Macron, à la façon d'un "casse-noix".

"Il y a un petit air de panique, c'est comme le casse-noix, faut que ça serre des deux bords: Macron et Mélenchon", a-t-il déclaré pendant un long meeting au Mans, joignant le geste à la parole. "Et au milieu, ça fait de l'huile", a-t-il complété, provoquant l'hilarité de la salle.

Face à plus de 2.000 personnes dont des centaines massées devant des écrans faute de place dans la salle, M. Mélenchon s'est moqué des candidats - Arnaud Montebourg et Benoît Hamon - à la primaire organisée par le PS qui assurent avoir l'intention de prendre contact avec lui s'ils l'emportaient.

"Tiens, ça les prend tout à coup, au bout de cinq ans. Tu pouvais m'appeler avant!", a réagi le député européen.

"Franchement, supposez qu'on me téléphone, alors qu'est-ce que je fais ? +Qui c'est le candidat, c'est toi?, c'est moi?+ On va discuter huit jours", a-t-il ironisé. "Déjà c'est moi donc ça, c'est réglé", a-t-il poursuivi, promettant que sa candidature et "le programme l'Avenir en commun iront jusqu'au bout de l'élection".

"Je suis prêt à accueillir qui voudrait rejoindre notre combat", a-t-il assuré mais "ne nous prenez pas pour des poissons rouges !"

M. Mélenchon s'est également félicité que Marine Le Pen elle aussi "commence à paniquer", y voyant "un bon signe". "Je repère l'odeur de la panique chez l'ennemi longtemps avant qu'il ait fini de l'émettre", a-t-il soufflé, ravi que pour le Front national, "ça ne le (fasse) pas". "Ils descendent, on peut les battre", a-t-il constaté.

MM. Macron et Mélenchon qui ont tous deux refusé de participer à la primaire des 22 et 29 janvier, arrivent en première et deuxième position dans le baromètre de confiance Kantar Sofres-Onepoint de janvier publié mercredi. Le candidat de la France insoumise obtient 32% d'opinions favorables (+6) contre 39% (+6) pour l'ancien ministre de l'Economie.

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