Mélenchon souhaite le « succès » de la mobilisation du 17 novembre
Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a souhaité jeudi lors d'un meeting à Pau le "succès" du mouvement du 17 novembre...

Mélenchon souhaite le « succès » de la mobilisation du 17 novembre

Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a souhaité jeudi lors d'un meeting à Pau le "succès" du mouvement du 17 novembre...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a souhaité jeudi lors d'un meeting à Pau le "succès" du mouvement du 17 novembre contre la hausse de la fiscalité des carburants, jugeant que "cette colère est juste".

"Le 17 novembre, qu'est-ce que vous faites, vous regardez en commentant ? Non, le 17 novembre est une auto-organisation populaire dont je souhaite le succès. (...) Il faut souhaiter son succès", a déclaré le député devant plusieurs centaines de personnes.

"On me dit +il y a des fachos là-dedans+. Oui, oui, il y en a partout. Et il y a aussi beaucoup de fâchés qui ne sont pas fachos, et ceux-là ils ont raison d'être fâchés (...) cette colère est juste, elle porte sur quelque chose qui a un sens", a-t-il poursuivi.

"Cette affaire d'augmentation des carburants détrousse les braves gens qui vivent de leur travail. Parce que quand on est à 20 kilomètres de son boulot, cette affaire coûte 200 euros (...) Alors c'est inacceptable, c'est inadmissible, c'est insupportable, et le peuple a raison de se révolter".

Pour autant, M. Mélenchon n'entend pas appeler à participer aux blocages. "Je n'ai pas envie que demain on demande, +est-ce que vous faites la journée des Insoumis ?+. Non, il faut que vous ayez bien la trouille et les miquettes de les voir par milliers s'opposer à vous, tout seuls, sans consigne", a-t-il expliqué.

La députée LFI de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain avait affirmé le 4 novembre sur Facebook qu'elle ne "serai(t) pas le 17 dans les blocages", ne se voyant pas "défiler à l'appel de Minute et avec Marine Le Pen".

M. Mélenchon est également revenu dans son discours sur la polémique suscitée par les propos du président de la République sur le Maréchal Pétain.

"Philippe Pétain est un traitre. On sait qu'il fut un général cruel qui fit fusiller plus de 4.500 rebelles qui voulaient que la guerre enfin finisse (...) et si à cet instant il y avait quelqu'un ou quelque chose à réhabiliter, alors, que ce soit les fusillés pour l'exemple", a-t-il lancé.

Avant M. Mélenchon, Emmanuel Maurel avait pris la parole, réaffirmant son soutien aux Insoumis après les perquisitions qui ont visé le mouvement et son leader le 16 octobre.

Le député européen, qui participait pour la première fois à un meeting avec M. Mélenchon après son départ du PS, a reçu un accueil mitigé de la salle.

"Tu es chez toi", lui a déclaré dans un sourire l'ancien sénateur socialiste, reconnaissant que les Insoumis n'étaient pas toujours "commodes".

Partager cet article

Dans la même thématique

Mélenchon souhaite le « succès » de la mobilisation du 17 novembre
5min

Politique

Saint-Etienne : le stade Geoffroy-Guichard et l’AS Saint-Etienne s’invitent dans le débat des municipales

Lors du débat organisé par Public Sénat et TL7, la proposition de vendre le stade Geoffroy Guichard, propriété de la mairie, à l’ASSE a été mise sur la table par le candidat Horizons, Eric Le Jaouen. Les huit candidats sont aussi revenus sur l’affaire Perdriau, qui a vu l’ancien maire condamné à cinq ans de prison dans une affaire de chantage à la sextape.

Le

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
9min

Politique

Municipales : Bruno Retailleau dénonce « les accords de la honte » entre PS et LFI, Patrick Kanner l’accuse d’être « le Canada Dry du RN »

Alors que le président des LR, Bruno Retailleau, dénonce « les accords de la honte » entre le PS et LFI dans « 62 » communes, il accuse les responsables de gauche d’être « une bande de tartuffes ». En réponse, Pierre Jouvet, numéro 2 du PS, prépare aussi sa carte des accords entre droite et extrême droite et pointe « les listes communes entre LR et RN ». « Bruno Retailleau sert la soupe au RN », ajoute Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.

Le

The Epstein Files Illustrations
3min

Politique

Affaire Epstein : vers une commission d’enquête au Sénat ?

Dans un courrier adressé au président du Sénat, Gérard Larcher, Le sénateur LR, Henri Leroy et 15 de ses collègues de la droite et du centre appellent solennellement la chambre haute à mettre en place une commission d’enquête « relative aux implications institutionnelles et aux éventuels dysfonctionnements publics liés à l’affaire Epstein ».

Le