Mélenchon sur ses « colères »: « dans les milieux populaires, tenir tête est une vertu »
Le candidat à la présidentielle de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a trouvé "étrange" dimanche d'être interrogé sur ses...

Mélenchon sur ses « colères »: « dans les milieux populaires, tenir tête est une vertu »

Le candidat à la présidentielle de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a trouvé "étrange" dimanche d'être interrogé sur ses...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le candidat à la présidentielle de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a trouvé "étrange" dimanche d'être interrogé sur ses célèbres "colères", soulignant que "dans les milieux populaires, tenir tête est une vertu".

"Je trouve étrange qu'on m'interroge sur le sujet. Je suis comme je suis. Bon, à des moments, je dis ce que je pense, à d'autres je le cache avec ruse. A d'autres moments, j'exagère mais parce que, quel est mon combat? C'est convaincre", a déclaré M. Mélenchon dans l'émission Question politique France-Inter/France-Info/Le Monde.

Pressé de questions sur des coups de sang "volontaires", des "colères feintes" ou authentiques, le candidat a répondu aux journalistes: "vous êtes tellement caractéristiques d'un milieu social (...) C'est vous qui êtes des gens étranges puisque, quelle que soit l'horreur d'une situation, vous êtes toujours aussi impavides, un léger sourire à la figure", a-t-il exposé.

"Regardez bien la classe moyenne, elle a pour elle sa culture et son intelligence, elle a contre elle le fait qu'elle n'a aucune ambition sociale, et par conséquent, elle n'a que des ambitions individuelles et elle trouve toujours exaspérant qu'on parle trop fort", a poursuivi le député européen.

"Les décibels sont un problème pour elle, parce que chaque individu a réussi et dit: +pourquoi vous vous fâchez ? Vous n'avez pas besoin de crier pour expliquer vos idées+", a-t-il développé, en soulignant qu'"à l'inverse, dans les milieux populaires, tenir tête est une vertu".

"Eh bien moi je suis entre ces deux mondes parce que ma culture, le travail que j'ai fait sur moi-même tout au long de ma vie, fait de moi un être cultivé, c'est comme ça, et en même je suis l'homme de ce milieu, je ne peux pas m'enlever la colère que la vie m'inspire", a-t-il expliqué, promettant que "l'insurrection n'est pas feinte".

En fin d'émission, M. Mélenchon a de nouveau dénoncé "le système médiatique" qui n'est selon lui "pas un miroir de la société" mais "une arène". "Il faut y créer un rapport de force qui permette d'y avoir une discussion censée", a-t-il complété.

Il a d'ailleurs chaleureusement remercié ses interlocuteurs à la fin de l'émission, estimant qu'"on a pu parler de plein de sujets".

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
7min

Politique

Des produits sains vendus sans marge en grande surface : Que contient la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl ?

Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.

Le

Paris : French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary session
3min

Politique

Sondage : Marine Le Pen creuse l'écart et s'installe en grande favorite à quelques mois de la présidentielle

Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).

Le

Mélenchon sur ses « colères »: « dans les milieux populaires, tenir tête est une vertu »
5min

Politique

« J’ai bien peur du cauchemar » : Sébastien Lecornu pointe le contre-budget du RN et dénonce l’effort de « 18,4 milliards d’euros en 2031 » demandé aux collectivités

« Ces deux mandats macronistes nous lèguent 1300 milliards d’euros de dette supplémentaire », soit « plus de 400 millions d’euros par jour », a dénoncé la nouvelle présidente du groupe RN/UDR du Sénat, Edwige Diaz. Le premier ministre a pointé en retour l’effort demandé aux collectivités par le Rassemblement national. La sénatrice RN a démenti les chiffres, pourtant bien inscrits dans le contre-budget du RN.

Le