En chair en os à Lyon et sous la forme d'un hologramme à Paris: Jean-Luc Mélenchon peaufine dimanche l'accélération de sa campagne, en s...
Mélenchon veut accelérer sa campagne en défiant Marine Le Pen
En chair en os à Lyon et sous la forme d'un hologramme à Paris: Jean-Luc Mélenchon peaufine dimanche l'accélération de sa campagne, en s...
Par Lucile MALANDAIN
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
En chair en os à Lyon et sous la forme d'un hologramme à Paris: Jean-Luc Mélenchon peaufine dimanche l'accélération de sa campagne, en s'attaquant de front à Marine Le Pen, en meeting à la même heure.
Après plus 10.000 personnes samedi au meeting lyonnais d'Emmanuel Macron, porté par des sondages très flatteurs, M. Mélenchon table sur une démonstration de force au moins aussi imposante, voire plus, pour sortir du passage à vide qu'il traverse depuis que le "frondeur" Benoît Hamon a été désigné candidat du Parti socialiste.
Et alors que le Front national annonce entre 4 et 10.000 personnes au meeting de Marine Le Pen dimanche à 15H00, le député européen a déjà annoncé 10.000 personnes à 14H00 réparties sur les deux villes, auxquelles s'ajouteront ceux qui seront postés devant des écrans géants à l'extérieur des salles.
Jean-Luc Mélenchon en campange le 4 février 2017 à Champagney
AFP
Le candidat de "La France insoumise" féru de nouvelles technologies a préparé son effet: c'est son hologramme que verront les spectateurs parisiens. Un dispositif préparé par l'entreprise "Adrénaline", pour un coût estimé par l'équipe de M. Mélenchon entre 30 à 40.000 euros. Et, selon son équipe, ce sera une première qu'un hologramme projette, via une transmission par satellite, un homme politique en quasi simultané, "avec deux secondes de décalage".
Le sujet des "frontières de l'humanité" sera d'ailleurs au coeur de l'intervention du candidat à la présidentielle.
"On va faire un discours très positif, déconnecté de la tambouille politicienne, donner un peu d'oxygène aux gens", a expliqué Manuel Bompard, son directeur de campagne. Il sera donc question de transition écologique, d'économie de la mer, de numérique et d'espace.
"Ce jour-là, à Lyon, il y aura, entre les deux fleuves, la Saône et le Rhône, les trois grandes pensées qui animent notre époque", a expliqué le candidat dans une vidéo postée mercredi.
- 'Humanisme' contre 'communautarisme' -
Affichant sa différence avec la présidente du FN et le meneur d'"En marche", il a détaillé "le communautarisme de madame Le Pen", "l'indifférence aux autres qu'incarne le libéralisme de monsieur Macron" et "notre pratique à nous, l'humanisme, celui de la solidarité, de la coopération, plutôt que de la compétition, et de l'universalisme".
Quant à l'hologramme, ce doit être "l'occasion de découvrir ce que tout le monde sait: quand l'esprit humain invente, quand on ne lui pose pas avant des conditions de couleur de peau, de religion ou de genre, et bien l'imagination se déchaîne et elle met en partage les savoirs", a-t-il plaidé, en allusion au projet de Marine Le Pen, qu'il avait tenté d'affronter aux législatives à Hénin-Beaumont en 2012.
Dans un paysage politique incertain alors que François Fillon est empêtré dans le scandale d'emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, M. Mélenchon va essayer de sortir plus fort de cette séquence, en s'ancrant dans la "cohérence de sa démarche et de son programme", explique M. Bompard.
Ce programme, "l'Avenir en commun", succès de librairie depuis sa sortie le 1er décembre, doit selon lui pouvoir "faire la synthèse de deux électorats": celui qui "se retrouve encore dans la latéralisation gauche-droite" et celui qui "ne veut plus des appareils et est dans une dynamique +dégagiste+".
Benoît Hamon, le 29 janvier 2017 à Paris après sa victorie à la primaire du Parti socialiste
AFP
Ce terme, emprunté à la révolution tunisienne de 2011, est théorisé par M. Mélenchon comme l'expression de l'"indignation" des Français face aux affaires.
Dimanche, le candidat de La France insoumise devrait aussi répondre à Benoît Hamon.
Benoît Hamon, qui sera officiellement investi dimanche par le parti socialiste, l'a interpellé pour former avec lui un "contrat de majorité". M. Mélenchon a déjà expliqué qu'il ne ferait alliance qu'à condition d'une révision des investitures socialistes pour les législatives, comme celle, symbolique, de la ministre du Travail Myriam El Khomri.
Une condition refusée jeudi par le socialiste "frondeur", qu'un sondage diffusé samedi créditait de 16% à 17% d'intentions de vote, devant Jean-Luc Mélenchon à 11%-11,5%.
Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.
Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.
Alors que le projet de loi-cadre sur les transports est examiné en séance au Sénat, Philippe Tabarot a égrené les grandes lignes de « son » texte, jeudi 16 avril, au micro de Public Sénat. Le ministre des transports veut assurer la pérennité des financements du secteur, notamment via les recettes des péages autoroutiers et un nouveau contrat avec SNCF Réseau.
Jeudi et vendredi, les cadres du RN se retrouvent dans un lieu secret pour « un séminaire présidentiel ». Le parti, qui est toujours suspendu à la décision de la Cour d’appel sur l’inéligibilité de Marine Le Pen, n’est pas encore tout à fait en ordre de marche. Au fil des mois, Jordan Bardella semble s’éloigner de la ligne souverainiste et étatiste prônée lors des précédentes campagnes présidentielles. Faut-il y voir un antagonisme ou une manière d'accéder à un dernier territoire de conquête électorale ?