Mélenchon veut « avoir la main » à l’Assemblée avec « 15 députés »
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a revu ses ambitions à la baisse mardi, appelant à constituer "un groupe...

Mélenchon veut « avoir la main » à l’Assemblée avec « 15 députés »

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a revu ses ambitions à la baisse mardi, appelant à constituer "un groupe...
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Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a revu ses ambitions à la baisse mardi, appelant à constituer "un groupe parlementaire" à l'Assemblée nationale, en faisant élire "quinze députés LFI" au second tour des élections législatives.

"On a besoin de quinze députés La France insoumise" pour former "un groupe parlementaire", a déclaré Jean-Luc Mélenchon lors d'un déplacement dans le XIIIe arrondissement de Paris en soutien à Leila Chaibi, une des 67 candidates LFI qualifiées pour le second tour.

Le chef de file de La France insoumise souhaite "avoir la main" à l'Assemblée nationale avec un groupe parlementaire. "Nous sommes une opposition frontale au macronisme", a martelé M. Mélenchon devant une centaine de sympathisants réunis boulevard d'Italie.

Au mois de mai, M. Mélenchon envisageait pourtant de rafler la majorité à l'Assemblée nationale, forçant Emmanuel Macron à une "cohabitation".

Mais La France insoumise n'a réuni que 11% des suffrages au premier tour des élections législatives, contre 19,6% à l'élection présidentielle. A l'issue du second tour, La France insoumise obtiendrait entre 10 et 23 sièges, communistes inclus, selon les instituts de sondage.

Jean-Luc Mélenchon a apporté mardi son soutien aux "quatre" députés PS encore en lice qui avaient signé la motion de censure contre la loi travail. "Je ne vous dis pas les histoires que ça fait dans nos rangs", a confié le candidat dans le XIIIe arrondissement. Certains membres de La France insoumise refusent "d'entendre parler" des candidats socialistes.

Quant à La République en marche, M. Mélenchon a décoché une à une ses flèches à l'adresse des candidats en ballottage très favorable dans la plupart des circonscriptions. Galvanisé par ses soutiens parisiens, il les a qualifiés successivement de "pantins", "mannequins" et "pingouins".

"C'est un hold up qu'ils sont en train de faire" à l'Assemblée nationale, a dénoncé le leader de la gauche radicale. Dans la dixième circonscription de Paris, Leila Chaibi affronte par exemple une candidate REM ayant réuni 42,2% des voix au premier tour de l'élection législative, contre 4,62% pour LFI.

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