Mélenchon veut « purger les éléments malsains » de la police
Jean-Luc Mélenchon a appelé dimanche à "purger dès maintenant les éléments malsains" de la police, après l'affaire Théo, se...

Mélenchon veut « purger les éléments malsains » de la police

Jean-Luc Mélenchon a appelé dimanche à "purger dès maintenant les éléments malsains" de la police, après l'affaire Théo, se...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Jean-Luc Mélenchon a appelé dimanche à "purger dès maintenant les éléments malsains" de la police, après l'affaire Théo, se disant "persuadé que la masse des policiers républicains est révulsée par ce type de pratique".

"Il faut purger dès maintenant les éléments malsains et les deux ou les trois qui sont inculpés doivent être immédiatement radiés de la police nationale", a déclaré le candidat de la France insoumise à l'élection présidentielle sur BFMTV.

Théo, jeune homme noir de 22 ans, a raconté avoir été victime le 2 février d'un viol avec une matraque télescopique au cours d'une interpellation à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). L'un des quatre policiers ayant procédé à l'interpellation a été mis en examen pour viol, les trois autres pour violences.

"Je suis persuadé que la masse des policiers républicains est révulsée par ce type de pratiques", a ajouté M. Mélenchon.

"Comme elles ont tendance à se multiplier et qu'elles semblent venir souvent de ce qu'on appelle les brigades spécialisées de terrain, eh bien pour ma part, je pense qu'il faut les dissoudre", a-t-il poursuivi.

"Ceux qui se comportent de cette manière le font par idéologie", a-t-il dénoncé. "Ils le font parce que dans leur esprit, il est nécessaire d'humilier une partie de la population de notre pays."

Interrogé sur les violents incidents qui se sont produits samedi en marge d'une manifestation à Bobigny en soutien à Théo, M. Mélenchon a appelé à "tous travailler à la paix civile, à la concorde, au rassemblement".

"Je supplie qu'on comprenne qu'il y a une volonté de +je ne sais qui+ de multiplier les provocations et on a l'impression qu'on pousse à un affrontement", a-t-il dit. "Certains ont l'air de souhaiter des émeutes de banlieue pour pouvoir avoir une élection présidentielle qui se déroule sur fond de violence, d'excès de toute sorte", a-t-il accusé.

M. Mélenchon a encore jugé que "ce n'est pas le moment, après des incidents de cette nature, de venir avec une loi sur la légitime défense", alors que le projet de loi assouplissant les règles de légitime défense pour les policiers, déjà voté au Sénat, a été adopté mercredi par les députés. "Parce que la légitime défense des policiers pourrait très bien appeler demain je ne sais quelle autre légitime défense de gens qui refusent de se faire enfoncer des matraques dans l'anus", a-t-il lancé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le