Mélenchon veut revaloriser l’allocation pour adultes handicapés

Mélenchon veut revaloriser l’allocation pour adultes handicapés

Jean-Luc Mélenchon propose de revaloriser l'allocation aux adultes handicapés (AAH), actuellement de 808 euros, "au niveau du...
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Jean-Luc Mélenchon propose de revaloriser l'allocation aux adultes handicapés (AAH), actuellement de 808 euros, "au niveau du Smic" pour les personnes qui ne peuvent pas travailler, a-t-il déclaré samedi.

Le candidat de la France Insoumise a souligné sa volonté de faciliter l'accès à l'emploi des handicapés, devant les membres de l'Association nationale pour l'intégration des personnes handicapées moteurs (ANPIHM).

Mais celles qui ne peuvent pas travailler ne peuvent pas continuer d'avoir des revenus "inférieurs au seuil de pauvreté", a-t-il ajouté, proposant de porter "au niveau du Smic" l'AAH, versée aux personnes atteintes d'un taux d'incapacité supérieur ou égal à 80%.

Le Smic se situe actuellement à 1.153 euros nets mensuels, et Jean-Luc Mélenchon propose dans son programme de le porter à 1.300 euros nets.

En ce qui concerne l'accessibilité des lieux ouverts au public (commerces, administrations, transports...), il a exprimé sa volonté de mettre en oeuvre un "plan zéro obstacle".

Il a cependant reconnu que rattraper en un quinquennat le "retard considérable" pris par la France constituait "un défi immense".

Une autre priorité est pour lui "l'accès à l'école", avec des personnels enseignants plus nombreux et mieux formés aux handicaps et des auxiliaires de vie scolaire (AVS) plus qualifiés.

Le président de l'association, Vincent Assante, militant du Parti de Gauche, avait invité trois autres candidats à la présidentielle ou leurs représentants, a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron et Benoît Hamon n'ont envoyé personne, tandis que François Fillon était représenté par Pierre Deniziot, conseiller régional d'Ile-de-France.

M. Deniziot a souligné que le candidat de la droite était en train de "retravailler les propositions" faites pendant la primaire, pour améliorer l'accès des handicapés à l'éducation, l'emploi ou la vie sociale.

Il a évoqué "un 4e plan autisme qui serait piloté directement au niveau du Premier ministre, voire du Président de la République", et ferait "une part très large à la situation des adultes" touchés par le manque de places dans les établissements ou services. Il a également parlé d'un "plan quinquennal sur le vieillissement des personnes handicapées".

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