Menace de censure du RN : « Nous savons depuis le départ que nous sommes en CDD », affirme la ministre Nathalie Delattre

« Il n’y a pas pour nous de crainte, il y a la volonté d’agir utilement pour protéger les Français » affirme au micro de Public Sénat la ministre chargée des Relations avec le Parlement, Nathalie Delattre, face à l’hypothèse du vote par les députés RN d’une motion de censure.
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Alors que Marine Le Pen agite la menace d’un vote d’une motion de censure par les députés RN, avec la possibilité de faire tomber le gouvernement Barnier, au gouvernement, on assure ne pas craindre cette éventualité.

« Nous ne travaillons pas sous la pression »

« Nous avons depuis le début des pressions de part et d’autre, donc nous ne travaillons pas sous la pression. Ce qui nous intéresse, c’est de doter la France d’un budget. Nous sommes le dos au mur. Il y a 60 milliards d’euros à trouver. Nous devons restaurer la confiance sur les marchés financiers, avec l’Europe. C’est ça qui guide notre action. Nous savons depuis le départ que nous sommes en CDD », affirme la ministre chargée des Relations avec le Parlement, Nathalie Delattre, interrogée au micro de Public Sénat après les questions d’actualité au gouvernement ce mercredi.

Le gouvernement passera-t-il Noël ? « Nous verrons. Pour l’instant, c’est le temps des débats, des compromis », affirme l’ancienne sénatrice du groupe RDSE, « mais il n’y a pas pour nous de crainte, il y a la volonté d’agir utilement pour protéger les Français ».

« Ce ne sera pas le 49.3 qu’on a pu connaître avec Elisabeth Borne qui imposait une vision et donc un budget »

Pour pouvoir déposer une motion de censure, encore faut-il que le gouvernement recoure au 49.3. Sur le budget ou le budget de la Sécu, cela ne fait pas de doute, au bout de la procédure parlementaire. L’exécutif s’y prépare.

« Oui tout à fait, mais nous savions depuis le départ que nous aurons des 49.3. Mais ce n’est pas le 49.3 qu’on a pu connaître avec Elisabeth Borne qui imposait une vision et donc un budget. Là, c’est un 49.3 qui va protéger un compromis qui va sortir des commissions mixtes paritaires, donc nous ne sommes absolument pas dans le même esprit », assure Nathalie Delattre.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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