Menace de censure du RN : « Nous savons depuis le départ que nous sommes en CDD », affirme la ministre Nathalie Delattre

« Il n’y a pas pour nous de crainte, il y a la volonté d’agir utilement pour protéger les Français » affirme au micro de Public Sénat la ministre chargée des Relations avec le Parlement, Nathalie Delattre, face à l’hypothèse du vote par les députés RN d’une motion de censure.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que Marine Le Pen agite la menace d’un vote d’une motion de censure par les députés RN, avec la possibilité de faire tomber le gouvernement Barnier, au gouvernement, on assure ne pas craindre cette éventualité.

« Nous ne travaillons pas sous la pression »

« Nous avons depuis le début des pressions de part et d’autre, donc nous ne travaillons pas sous la pression. Ce qui nous intéresse, c’est de doter la France d’un budget. Nous sommes le dos au mur. Il y a 60 milliards d’euros à trouver. Nous devons restaurer la confiance sur les marchés financiers, avec l’Europe. C’est ça qui guide notre action. Nous savons depuis le départ que nous sommes en CDD », affirme la ministre chargée des Relations avec le Parlement, Nathalie Delattre, interrogée au micro de Public Sénat après les questions d’actualité au gouvernement ce mercredi.

Le gouvernement passera-t-il Noël ? « Nous verrons. Pour l’instant, c’est le temps des débats, des compromis », affirme l’ancienne sénatrice du groupe RDSE, « mais il n’y a pas pour nous de crainte, il y a la volonté d’agir utilement pour protéger les Français ».

« Ce ne sera pas le 49.3 qu’on a pu connaître avec Elisabeth Borne qui imposait une vision et donc un budget »

Pour pouvoir déposer une motion de censure, encore faut-il que le gouvernement recoure au 49.3. Sur le budget ou le budget de la Sécu, cela ne fait pas de doute, au bout de la procédure parlementaire. L’exécutif s’y prépare.

« Oui tout à fait, mais nous savions depuis le départ que nous aurons des 49.3. Mais ce n’est pas le 49.3 qu’on a pu connaître avec Elisabeth Borne qui imposait une vision et donc un budget. Là, c’est un 49.3 qui va protéger un compromis qui va sortir des commissions mixtes paritaires, donc nous ne sommes absolument pas dans le même esprit », assure Nathalie Delattre.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Menace de censure du RN : « Nous savons depuis le départ que nous sommes en CDD », affirme la ministre Nathalie Delattre
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le