Menace de certains gilets jaunes sur les élus : Marc Fesneau évoque une forme de « totalitarisme »
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Marc Fesneau, ministre chargé des Relations avec le Parlement, dénonce les menaces de certains gilets jaunes sur les élus et parle de « totalitarisme »

Menace de certains gilets jaunes sur les élus : Marc Fesneau évoque une forme de « totalitarisme »

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Marc Fesneau, ministre chargé des Relations avec le Parlement, dénonce les menaces de certains gilets jaunes sur les élus et parle de « totalitarisme »
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La grogne des gilets jaunes se poursuit. Des appels à bloquer Paris samedi fleurissent  sur les réseaux sociaux. «La mobilisation ne sera pas interdite, mais elle ne pourra pas se tenir sur la place de la Concorde comme l'envisagent les organisateurs», a prévenu le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Selon Le Parisien, une note du renseignement territorial relève que des militants d’extrême gauche et d’extrême droite tentent de se greffer au mouvement de contestation : « Oui tout le monde craint des débordements. C’est minoritaire mais il y a des gens dans ce mouvement qui ont eu des actes de violences inacceptables » souligne Marc Fesneau.

Permanences taguées, portails de domiciles couverts de gilets jaunes, élus chahutés sur les barrages, menaces... ces derniers jours, les députés de la République en marche (LREM) ont été pris pour cible par les manifestants du mouvement des gilets jaunes. Marc Fesneau évoque ces violences et parle de totalitarisme : « On a des députés qui sont menacés par des citoyens en colère. On a le droit d’être en colère mais pas de donner les adresses personnelles des parlementaires pour appeler parfois à la dégradation des domiciles d’un certain nombre de parlementaires. Ce n’est plus la République mais une forme de totalitarisme. »

Le ministre conclut en appelant à la sérénité des manifestants : « Cette défiance ne peut pas s’exprimer par la violence car la violence c’est l’arrêt de la démocratie. Dans un état de droit, on ne supporte pas la violence (…) J’appelle à la sérénité et je crois que ces violences sont minoritaires dans le mouvement. Il faut être intraitable avec ces gens qui agissent de la sorte. J’exprime ma solidarité avec les parlementaires qui sont menacés ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Menace de certains gilets jaunes sur les élus : Marc Fesneau évoque une forme de « totalitarisme »
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le