Menaces contre Charlie Hebdo: il faut « renforcer notre arsenal législatif »
La ministre de la Justice Nicole Belloubet a jugé mercredi qu'"un travail" devait "être fait sur les menaces terroristes sur...

Menaces contre Charlie Hebdo: il faut « renforcer notre arsenal législatif »

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a jugé mercredi qu'"un travail" devait "être fait sur les menaces terroristes sur...
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La ministre de la Justice Nicole Belloubet a jugé mercredi qu'"un travail" devait "être fait sur les menaces terroristes sur Internet" afin de "renforcer notre arsenal législatif" après les menaces proférées contre Charlie Hebdo.

"Ce qui se passe à Charlie Hebdo mérite des sanctions, on ne peut pas laisser des menaces être proférées de cette manière sans qu'il y ait des sanctions", a déclaré Nicole Belloubet sur LCI.

L'hebdomadaire satirique, dont une partie de la rédaction a été abattue lors des attentats jihadistes de janvier 2015, a déposé plainte lundi après-midi, après avoir reçu des menaces de mort diffusées sur les réseaux sociaux, à cause d'un dessin représentant l'islamologue Tariq Ramadan, visé par deux plaintes pour viol.

Lundi, le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à la BRDP (brigade de répression de la délinquance contre la personne) de la police judiciaire, pour "menaces de mort matérialisées par un écrit" et "apologie publique d'un acte de terrorisme" et mardi, le Premier ministre avait indiqué qu'il souhaitait "des poursuites", "afin que des sanctions puissent être prononcées" à l'encontre des auteurs de ces menaces.

Selon la garde des Sceaux, "il y a un travail qui doit être fait sur les menaces terroristes sur Internet", assurant "travailler à renforcer notre arsenal législatif pour pouvoir avoir des sanctions effectives".

"Il faut absolument que nous ayons un arsenal qui soit très puissant de ce côté-là", a-t-elle insisté, promettant des propositions "d'ici le printemps".

"La difficulté est de trouver les responsables, les coupables de ces menaces et de les poursuivre", a ajouté Nicole Belloubet.

Interrogée sur l'exemple allemand, où les sociétés gestionnaires des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter se voient infliger de lourdes amendes si elles ne retirent pas les propos rapidement, la ministre a affirmé que c'était "un exemple qui [méritait] d'être suivi et c'est ce sur quoi nous travaillons".

Dans son édition parue mercredi 31 octobre, le journal avait représenté Tariq Ramadan le pantalon déformé par un énorme sexe en érection, et proclamant: "Je suis le 6e pilier de l'islam". "VIOL La défense de Tariq Ramadan", peut-on lire au-dessus du dessin.

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