Menaces contre Charlie hebdo: Wauquiez demande à Macron de s’exprimer
Laurent Wauquiez, candidat à la présidence de LR, a demandé à Emmanuel Macron de "s'exprimer", après les nouvelles menaces qui...

Menaces contre Charlie hebdo: Wauquiez demande à Macron de s’exprimer

Laurent Wauquiez, candidat à la présidence de LR, a demandé à Emmanuel Macron de "s'exprimer", après les nouvelles menaces qui...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Laurent Wauquiez, candidat à la présidence de LR, a demandé à Emmanuel Macron de "s'exprimer", après les nouvelles menaces qui pèsent contre Charlie hebdo, mardi sur BFMTV.

"Après l'histoire de Charlie hebdo, après ce qu'ils ont vécu, après les attentats, le fait qu'il y ait à nouveau des menaces contre eux (les journalistes de l'hebdomadaire satirique), mériterait qu'il y ait une parole du président de la République", a affirmé M. Wauquiez.

Selon lui, "on est sur un sujet suffisamment grave, dans lequel c'est bien la liberté d'expression qui, après les drames qu'on a connus, est à nouveau mise en cause".

"Personne ne peut oublier ce qui est arrivé à Charlie hebdo, personne ne doit aussi oublier qu'au-delà des incantations sur +on va poursuivre sur twitter+, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, les journalistes de Charlie hebdo vivent l'enfer".

Le Premier ministre Edouard Philippe a souhaité "des poursuites" contre les auteurs de menaces anonymes sur twitter, après les menaces de mort diffusées sur les réseaux sociaux visant Charlie hebdo, à cause d'un dessin à la une de l'hebdomadaire représentant l'islamologue Tariq Ramadan visé par deux plaintes pour viol.

"Quand des journalistes sont inquiétés pour leur liberté d'expression, il faut que l'Etat à tous ses niveaux réagissent. Ca fait une semaine, il est temps que le président s'exprime", a-t-il insisté.

M. Wauquiez a également regretté qu'il ait fallu attendre "les accusations de viol contre Tariq Ramadan pour qu'il tombe. On a laissé cet individu proférer des discours de haine" mais "la liberté d'expression doit s'arrêter quand on est face à l'incitation à la haine et à l'intégrisme le plus brutal".

Il a également regretté qu'"avec la nouvelle loi antiterroriste, on (ait) baissé le niveau de protection des Français".

"Dans le cadre de la loi d'urgence, il était possible de fermer des mosquées qui incitaient à la haine. Dans le cadre de la loi, ce n'est plus possible", a-t-il soutenu, mettant également en garde contre le fait que "130 jihadistes" revenus de Syrie soient "en liberté sur notre sol. Ce n'est pas raisonnable".

"Je veux qu'on comprenne que ce gouvernement va beaucoup trop loin dans la naïveté" et "je réclame qu'on ouvre les yeux", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le