Menaces sur les réseaux: la France a « engagé des discussions » avec les hébergeurs
La France a "engagé des discussions" avec les "grands hébergeurs", dont Twitter, pour agir plus efficacement contre les menaces...

Menaces sur les réseaux: la France a « engagé des discussions » avec les hébergeurs

La France a "engagé des discussions" avec les "grands hébergeurs", dont Twitter, pour agir plus efficacement contre les menaces...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La France a "engagé des discussions" avec les "grands hébergeurs", dont Twitter, pour agir plus efficacement contre les menaces proférées sur les réseaux sociaux et sanctionner auteurs et plateformes, a déclaré lundi le Premier ministre Edouard Philippe.

"Nous avons engagé des discussions avec ceux qu'on appelle les grands hébergeurs" dont Twitter, c'est-à-dire "ceux qui, parce qu'ils animent des réseaux sociaux, peuvent voir publier sur leur fil, ou sur leur compte, ou à cause d'eux, des menaces ou des commentaires antisémites", a annoncé le chef du gouvernement, interrogé sur France inter à propos notamment des menaces de mort diffusées sur les réseaux sociaux à l'encontre de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo la semaine dernière.

"La loi française leur impose, dès lors qu'ils ont connaissance de ce que ces messages sont imprimés sur leurs réseaux sociaux, de les masquer ou les enlever. Nous voulons faire en sorte que les grands réseaux sociaux améliorent très nettement le délai de réponse lorsque le signalement a été fait", a-t-il expliqué.

"Sinon c'est leur responsabilité qui doit être mise en cause" et "des amendes sont prévues", a-t-il poursuivi.

"C'est une discussion qui est engagée, pas seulement entre la France et les réseaux sociaux, elle est engagée avec nos partenaires, avec Theresa May, avec l'Allemagne (...) Bien sûr, pour faire pression sur ces grands réseaux sociaux, il faut que la pression soit européenne beaucoup plus que nationale", a assuré M. Philippe.

"Il y a une deuxième chose: la mise en cause de la responsabilité personnelle de celui qui se cacherait derrière l'anonymat pour proférer une menace ou un commentaire antisémite, et celui-là, il doit pouvoir être recherché par la justice s'il y a un dépôt de plainte (...) et il revient normalement à l'hébergeur de donner son adresse IP", a-t-il aussi déclaré.

"Il est hors de question que nous acceptions durablement que l'anonymat de ces plateformes puisse permettre à quiconque de dire n'importe quoi et notamment des choses abominables en toute impunité", a-t-il insisté.

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le