Mennucci veut que Mélenchon soutienne tous les socialistes « fidèles à leur parti »
Le député PS Patrick Mennucci a appelé mardi le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui l'a éliminé dans sa...

Mennucci veut que Mélenchon soutienne tous les socialistes « fidèles à leur parti »

Le député PS Patrick Mennucci a appelé mardi le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui l'a éliminé dans sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député PS Patrick Mennucci a appelé mardi le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui l'a éliminé dans sa circonscription marseillaise, à soutenir les candidats socialistes "fidèles à leur parti" engagés au second tour des législatives, condition de son soutien local.

"Si Jean-Luc Mélenchon ne se prononce pas clairement pour le soutien des socialistes qui ont été fidèles à leur parti, fidèles à leur candidat (à la présidentielle, Benoît Hamon, ndlr), et qui n'ont pas fait d'arrangement avec la République en Marche, il n'y aura pas de consigne de vote dans cette circonscription", a déclaré Patrick Mennucci, lors d'une conférence de presse à Marseille.

Le leader de la France insoumise (FI) est appelé à "soutenir les candidats socialistes (...) comme Najat Vallaud-Belkacem (6e circonscription du Rhône), Boris Vallaud (dans la 3e circonscription des Landes) et quelques autres", a-t-il détaillé, invitant "Jean-Luc Mélenchon à sortir de son sectarisme".

En déplacement à Paris, le chef de file de la FI a apporté mardi son soutien aux "quatre" députés PS encore en lice qui avaient signé la motion de censure contre la loi travail. Cette décision a été critiquée par Patrick Mennucci, qui estime que M. Mélenchon "n'a pas le droit de trier entre les socialistes qui ont signé la motion de censure contre la loi travail et les autres".

"Jean-Luc Mélenchon doit se prononcer, la balle est dans son camp", a prévenu Patrick Mennucci. A défaut, "il n'y aura pas de consigne de vote dans notre circonscription, chacun fera ce qu'il veut", a-t-il ajouté.

Concernant Corinne Versini (République en Marche), opposée au second tour à M. Mélenchon dans cette circonscription, Patrick Mennucci a déclaré que si elle voulait "convaincre quelques-uns de nos électeurs, nous lui conseillons de se prononcer contre une hausse de la CSG et le recours à des ordonnances pour le code du travail", assurant que "très peu de militants socialistes souhait(ai)ent voter pour En Marche".

Les militants et sympathisants socialistes se sont réunis mardi soir pendant deux heures pour décider de leur vote au second tour, après l'échec de leur candidat dimanche, arrivé troisième derrière Jean-Luc Mélenchon (34,3%) et Corinne Versini (22,7%), avec 12,4% des voix.

Partager cet article

Dans la même thématique

Mennucci veut que Mélenchon soutienne tous les socialistes « fidèles à leur parti »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le