Menu sans viande dans les cantines à Lyon : « Une position idéologique d’EELV » dénonce Julien Denormandie
Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », le ministre de l’Agriculture et d’Alimentation est revenu sur la décision du maire de Lyon d’instaurer des menus uniques sans viande à la cantine pour « des raisons sanitaires ».

Menu sans viande dans les cantines à Lyon : « Une position idéologique d’EELV » dénonce Julien Denormandie

Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », le ministre de l’Agriculture et d’Alimentation est revenu sur la décision du maire de Lyon d’instaurer des menus uniques sans viande à la cantine pour « des raisons sanitaires ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Pour cette semaine consacrée à l’agriculture sur les antennes de Public Sénat, Julien Denormandie était invité de l’émission « Bonjour chez vous », l’occasion pour le ministre de réaffirmer son opposition à la décision du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, d’instaurer des menus uniques sans viande à la cantine à partir la rentrée des vacances de février. « C’est une méthode qui impose un choix idéologique sous couvert de crise sanitaire » a-t-il dénoncé.

Et quant à l’argument selon lequel, l’ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, avait fait exactement la même chose au sortir du premier confinement en juin, et qu’à l’époque, cela n’avait dérangé personne. Julien Denormandie répond : « On était dans le court terme […] Aujourd’hui, on est dans une situation où on doit vivre avec le virus […] Est-ce que vivre avec le virus, c’est arrêter de donner le choix à nos enfants d’avoir de la viande à l’école ? Évidemment, non ».

Pour le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, « la covid a bon dos vis-à-vis de l’instauration d’une idéologie, d’un positionnement d’Europe-Ecologie-Les-Verts vis-à-vis de l’élevage, vis-à-vis de la viande […] Ils veulent arrêter de servir de la viande dans les cantines de notre République ».

En ce qui concerne les divisions au sein du gouvernement sur ce sujet, si Barbara Pompili a regretté, il y a peu, un « débat préhistorique », pour Julien Denormandie, la ministre de la Transition écologique ne parle pas de la même chose ». « Barbara Pompili (pose la question) Est-il possible de donner des menus végétariens équilibrés ? La loi Egalim prévoit déjà de pouvoir offrir des menus végétariens une fois par semaine […] C’est très différent ce débat-là, ce sont les journalistes qui font monter la chose. C’est très différent d’un autre débat qui est d’arrêter purement et simplement de servir de la viande tous les jours de la semaine ».

Le ministre a également tenu à mettre à bas « le cliché qui oppose agriculture et environnement […] Les agriculteurs vivent de l’environnement, ils le protègent. C’est un non-sens même de penser que l’agriculture et écologie seraient en opposition ».

La loi Egalim « n’est pas suffisamment appliquée »

En ce qui concerne l’application de la loi Egalim dénoncée sur Public Sénat par la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, Julien Denormandie assure que le gouvernement est en train d’embarquer « les distributeurs et les industriels vers une contractualisation tripartite pour la transparence ». Comme la présidente de la FNSEA, il reconnaît que la loi Egalim « n’est pas suffisamment appliquée ». Mardi, aux côtés du chef de l’Etat en Côte d'Or, le ministre a apporté son soutien aux agriculteurs qui tentent d’obtenir des revenus décents dans le cadre des difficiles négociations commerciales annuelles avec la grande distribution et les industriels de l’agroalimentaire.

« On réunit tout le monde, est-ce qu’il y a un engagement collégial entre industriels et distributeurs à rentrer dans le tripartisme, la contractualisation, la transparence ? Si oui, on avance ainsi. Sinon. Je suis sûr que la main du Parlement ne tremblera pas » a-t-il expliqué n’excluant pas de repasser par une loi.

 

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

Menu sans viande dans les cantines à Lyon : « Une position idéologique d’EELV » dénonce Julien Denormandie
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

Menu sans viande dans les cantines à Lyon : « Une position idéologique d’EELV » dénonce Julien Denormandie
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le