Le candidat de la droite à la présidentielle François Fillon a écrit samedi une lettre ouverte à Latifa Ibn Ziaten, la mère de la première victime tuée il y a cinq ans par Mohamed Merah, pour la remercier de son combat pour la "cohésion" du pays.
"Permettez-moi de vous remercier pour le combat que vous menez, avec votre époux, à travers l'association +Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et pour la paix+ afin que notre jeunesse s'empare de sa liberté, ne désespère pas de l'égalité et vive en fraternité", écrit M. Fillon à Latifa Ibn Ziaten, engagée contre la radicalisation depuis l'assassinat de son fils, le sergent-chef Imad Ibn-Ziaten, 30 ans, abattu d'une balle dans la tête à Toulouse le 11 mars 2012.
"En permettant à ces jeunes de réaliser qu'ils sont +tous des enfants de la République+, vous contribuez à retisser, témoignage après témoignage, la cohésion de notre pays", ajoute le député de Paris.
La mère d'Imad Ibn Ziaten, avec une photo de son fils et son frère Hatim lors d'une marche silencieuse le 24 mars 20112 à Sotteville-lès-Rouen
AFP
"Je m'associe à votre douleur en ces jours où nous nous souvenons de la tragédie du 11 mars et à celle de toutes les familles victimes de Mohamed Merah. Votre courage et votre générosité constituent un exemple", conclut le candidat LR.
Peu exposé lors de ce renouvellement partiel, le groupe CRCE-Kanaky conserve l'intégralité de ses 18 sièges, ses quatre sortants ayant tous été réélus. Le véritable test pour le PCF se profile plutôt en 2029.
Fragilisés par une série de défaites lors des municipales de mars dernier, les Écologistes abordaient ce scrutin sénatorial sur la défensive. Sept de leurs seize sénateurs étaient renouvelables. Au terme de la soirée, le groupe conserve l'essentiel de ses positions mais accuse trois pertes, tandis qu'un allié insoumis vient étoffer ses rangs.
Malgré quelques surprises, le renouvellement de la moitié des sièges de la Haute assemblée est marqué par une relative stabilité. Gérard Larcher restera à la tête du Sénat. Mais le scrutin voit surtout l’arrivée du premier groupe RN au Palais du Luxembourg. Une petite révolution.
Les centristes, présidés par Hervé Marseille, ne ressortent pas renforcés des élections sénatoriales. À cette heure, le groupe allié des Républicains se dirige vers une stabilité. Le jeu du « mercato » dans les prochains jours pourrait cependant réserver quelques surprises.