Le candidat de la droite à la présidentielle François Fillon a écrit samedi une lettre ouverte à Latifa Ibn Ziaten, la mère de la première victime tuée il y a cinq ans par Mohamed Merah, pour la remercier de son combat pour la "cohésion" du pays.
"Permettez-moi de vous remercier pour le combat que vous menez, avec votre époux, à travers l'association +Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et pour la paix+ afin que notre jeunesse s'empare de sa liberté, ne désespère pas de l'égalité et vive en fraternité", écrit M. Fillon à Latifa Ibn Ziaten, engagée contre la radicalisation depuis l'assassinat de son fils, le sergent-chef Imad Ibn-Ziaten, 30 ans, abattu d'une balle dans la tête à Toulouse le 11 mars 2012.
"En permettant à ces jeunes de réaliser qu'ils sont +tous des enfants de la République+, vous contribuez à retisser, témoignage après témoignage, la cohésion de notre pays", ajoute le député de Paris.
La mère d'Imad Ibn Ziaten, avec une photo de son fils et son frère Hatim lors d'une marche silencieuse le 24 mars 20112 à Sotteville-lès-Rouen
AFP
"Je m'associe à votre douleur en ces jours où nous nous souvenons de la tragédie du 11 mars et à celle de toutes les familles victimes de Mohamed Merah. Votre courage et votre générosité constituent un exemple", conclut le candidat LR.
Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.
Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.
A l’issue d’une réunion de crise avec plusieurs ministres sur les dysfonctionnements qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, le chef du gouvernement Sébastien Lecornu a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série sur mineurs, qui pourront encourir la perpétuité au lieu de 20 ans actuellement. La proposition est difficilement applicable pour les magistrats et avocats.
Le Sénat s'est opposé mercredi soir à un amendement instaurant une clause de conscience pour les écrivains, proposition brandie par des auteurs et des élus depuis le limogeage controversé du patron de la maison d'édition Grasset. Mais le gouvernement s'est de nouveau montré ouvert, appelant à bâtir un « consensus » sur le sujet.