Merkel confiante que Macron sera un « président fort » s’il est élu
La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré dans un entretien à des journaux allemands qu'elle souhaitait l'élection du...

Merkel confiante que Macron sera un « président fort » s’il est élu

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré dans un entretien à des journaux allemands qu'elle souhaitait l'élection du...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré dans un entretien à des journaux allemands qu'elle souhaitait l'élection du candidat centriste Emmanuel Macron en France, qui serait un "président fort".

"Je n'ai pas le moindre doute qu'Emmanuel Macron, s'il devait être élu (face à la candidate d'extrême droite Marine Le Pen, ndlr), ce que je souhaite, sera un président fort", a déclaré Mme Merkel au groupe de journaux RedaktionsNetzwerk Deutschland (RND).

C'est la première fois que la chancelière, considérée comme la dirigeante la plus influente d'Europe, soutient explicitement un candidat à l'élection présidentielle française, dont le second tour doit avoir lieu le 7 mai.

Les conservateurs allemands n'ont néanmoins pas fait mystère de leur préférence : dimanche dernier, à l'issue du 1er tour qui a vu M. Macron finir en tête devant Mme Le Pen, le porte-parole de la chancelière, Steffen Seibert, lui avait déjà souhaité "bonne chance".

Et dès avant le premier tour, le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, membre du parti conservateur CDU de la chancelière, avait lui aussi soutenu M. Macron, confiant que, s'il était Français, il "voterai(t) probablement pour Macron", écartant François Fillon, candidat pourtant proche politiquement de la CDU.

M. Schäuble avait alors justifié ses réserves par l'attitude de M. Fillon face à son inculpation notamment de détournement de fonds publics dans une affaire d'emplois fictifs présumés concernant son épouse.

Les partenaires de coalition sociaux-démocrates de Mme Merkel ont eux aussi apporté leur soutien au fondateur du mouvement En Marche! : dimanche soir, le ministre des Affaires étrangères et vice-chancelier, Sigmar Gabriel, avait déclaré être "heureux qu'Emmanuel Macron devienne le prochain président français".

Président du parti social-démocrate allemand (SPD) et challenger d'Angela Merkel aux élections législatives du 24 septembre, Martin Schulz a lui aussi "félicité" M. Macron au soir du premier tour.

Interrogée par les journaux de RND sur le fait qu'Emmanuel Macron, s'il est élu, devra prouver qu'il n'est pas le "caniche de l'Allemagne", la chancelière a jugé cette idée "absurde".

"Chaque leader européen représente les intérêts de son propre pays et de son peuple, exactement comme la chancelière allemande. La relation franco-allemande est indispensable pour les deux pays, mais aussi pour l'Union européenne", a-t-elle estimé.

La dirigeante -- qui avait reçu à Berlin M. Macron, M. Fillon ainsi que le candidat socialiste, Benoit Hamon avant le premier tour --, a régulièrement critiqué les positions europhobes et nationalistes de Marine Le Pen et de son parti le Front National, dont le président par intérim Jean-François Jalkh, accusé de propos négationnistes, a dû quitter son poste cinq jours après sa nomination.

Selon un sondage publié jeudi, Emmanuel Macron serait élu au second tour face à Marine Le Pen (61% contre 39%), malgré un tassement depuis le premier tour dimanche.

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le

MELUN:  Elections senatoriales
4min

Politique

Sénatoriales 2026 :  mode de scrutin, départements concernés, enjeux politiques...Tout comprendre des élections du 27 septembre en six questions 

Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.

Le