Meurtre d’Aboubakar Cissé : le suspect sera de retour en France « à la mi-mai » assure François-Noël Buffet

En répondant à une question d’actualité au Sénat sur le meurtre d’Aboubakar Cissé, le ministre auprès du ministre de l’Intérieur a affirmé qu’après s’être rendu aux autorités italiennes le principal suspect avait accepté de revenir en France. Il devrait arriver pour la mi-mai.
Henri Clavier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Dans un contexte pour le moins houleux, François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, a informé les sénateurs que le meurtrier présumé d’Aboubakar Cissé serait de retour en France à partir de la mi-mai. « L’auteur s’est rendu à la police italienne, il a accepté de revenir en France et son retour est prévu pour la mi-mai », rapporte François-Noël Buffet. « Il sera naturellement jugé », continue le ministre, ajoutant que « le procureur de la République compétent a indiqué qu’il percevait probablement un certain nombre de signes d’actes racistes ».

Après l’assassinat d’Aboubakar Cissé, vendredi 25 avril dans une mosquée du Gard, le suspect s’était enfui en Italie avant de se rendre de lui-même.

Un « crime barbare inacceptable » selon François-Noël Buffet

Avant de qualifier le meurtre d’Aboubakar Cissé de « crime barbare inacceptable », François-Noël Buffet avait été interpellé par le sénateur socialiste, Alexandre Ouizille. Ce dernier a dénoncé un contexte de « conditionnement progressif de la société française à la détestation des musulmans ». Le sénateur socialiste a notamment mis en cause le ministre de l’Intérieur déplorant les « propos d’estrade » de Bruno Retailleau sur le voile.

Néanmoins, Alexandre Ouizille a tenu à saluer la décision de la présidence du Sénat après quelques secondes de recueillement dans l’hémicycle. Ce matin, Gérard Larcher avait pourtant annoncé qu’il n’y aurait pas de minute de silence en mémoire d’Aboubakar Cissé. « Nous saluons le changement de position de la présidence du Sénat, une minute de recueillement est toujours du baume sur les âmes », se félicite Alexandre Ouizille.

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le