Meurtre dans une mosquée du Gard : « Il n’y a pas d’islamophobie dans notre pays », estime Sébastien Chenu

Le meurtre d’un fidèle musulman dans une mosquée du Gard, vendredi, a provoqué de nombreuses réactions politiques. « C'est un drame qui dit beaucoup de l'ensauvagement de notre société », déclare ce mardi 29 avril le député RN Sébastien Chenu, invité de la matinale de Public Sénat. Pour l’élu du Nord, « il n’y a pas d’islamophobie dans notre pays », accusant « l’extrême-gauche » de chercher à « instrumentaliser » ce fait divers.
Théodore Azouze

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Une attaque qui a choqué toute une communauté. Le meurtre d’un jeune homme musulman, tué vendredi 25 avril dans une mosquée de La Grand-Combe (Gard), suscite de nombreuses réactions politiques. « C’est un drame qui dit beaucoup de l’ensauvagement de notre société », estime ainsi le député Rassemblement national Sébastien Chenu, invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 29 avril. Après être passé à l’acte, le tueur s’était filmé en déclarant dans sa vidéo : « Je l’ai fait, […] ton Allah de merde ». Il s’est rendu à la police dimanche soir en Italie, pays dans lequel il avait fui. Devant les enquêteurs, il a nié avoir agi par haine de l’islam.

Après ce fait divers, « je pense qu’il ne faut ni minimiser les choses, ni les instrumentaliser », poursuit Sébastien Chenu. Le porte-parole du RN pointe du doigt les prises de position de « l’extrême-gauche ». Plusieurs personnalités de gauche avaient appelé à se rassembler ce week-end en réaction à ce meurtre. « Il n’y a pas d’islamophobie dans notre pays », assure Sébastien Chenu, qui voit dans ce concept une forme de « complotisme ». Il dénonce l’emploi de ce terme par ses adversaires politiques, « sous-entendu [qu’il y aurait] une politique d’État qui ferait que les musulmans soient moins bien traités ».

« Éviter d’opposer les communautés religieuses les unes aux autres »

Sébastien Chenu estime que la réaction du RN n’aurait pas été différente si le crime avait visé une autre communauté religieuse. « Une attaque vaut une autre, il n’y a pas de hiérarchie là-dedans », expose-t-il. « Les musulmans sont victimes de l’ensauvagement de la société au même titre que n’importe quels autres Français. […] Il faut éviter d’opposer les communautés religieuses les unes aux autres. Je ne reconnais qu’une communauté, c’est la communauté nationale. »

Les prises de position ces derniers mois du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui s’est déplacé dans le Gard au surlendemain du drame, ont également été dénoncées par une partie de la gauche. Le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon avait notamment accusé le responsable d’entretenir « un climat islamophobe » en France. Une mise en cause balayée par l’intéressé, répliquant que l’ex-candidat à la présidentielle faisait « du communautarisme ». Face à l’émoi créé par la mort de ce jeune homme, le président de la République Emmanuel Macron avait pour sa part adressé « le soutien de la Nation » à « nos compatriotes de confession musulmane ».

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