Mézard du PRG ne pleure « pas sur l’état du parti socialiste »
Le nouveau ministre de l'Agriculture, Jacques Mézard (PRG), a assuré mardi qu'il ne "pleur(ait) pas sur l'état du parti...

Mézard du PRG ne pleure « pas sur l’état du parti socialiste »

Le nouveau ministre de l'Agriculture, Jacques Mézard (PRG), a assuré mardi qu'il ne "pleur(ait) pas sur l'état du parti...
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Le nouveau ministre de l'Agriculture, Jacques Mézard (PRG), a assuré mardi qu'il ne "pleur(ait) pas sur l'état du parti socialiste", miné par de profondes divisions notamment entre ceux qui souhaitent soutenir Emmanuel Macron et ceux qui préfèrent rester dans l'opposition.

"Je serais hypocrite si je pleurais sur l'état du parti socialiste. Je constate qu'un certain nombre d'anciens ministres ou de députés sortants socialistes (...) considère que le programme du nouveau président de la République est un bon programme, on ne va pas rejeter leur concours", a-t-il estimé sur le plateau de "L'Epreuve de Vérité" Public Sénat/AFP/Les Echos/Radio Classique.

A la question: "Demain si le PS disparaissait, vous ne pleureriez pas?", il a souri: "la réponse est dans la question".

Soutien de la première heure du candidat Macron, M. Mézard, 69 ans, qui s'est opposé pendant la présidentielle à la position officielle du Parti radical de gauche de ne pas soutenir ouvertement le candidat d'En Marche!, a également affirmé qu'il n'avait "pas de doute" sur le fait que les candidats PRG aux législatives se présentant sans concurrence de candidats d'En Marche, siégeraient au sein du groupe REM à l'Assemblée.

A propos de la volonté de Jean-Pierre Raffarin (LR) qu'"il y ait à l'Assemblée des députés Républicains +constructifs+" qui soutiennent la politique de M. Macron, M. Mézard a estimé que "c'est la démonstration que le message d'Emmanuel Macron est entendu dans ce pays". "Que nous sommes en train de sortir de blocages politiques qui n'avaient plus guère de sens", a-t-il complété.

"L'organisation de base, ce sont ceux qui sont En Marche, c'est-à-dire qui soutiendront l'action du programme du président", a-t-il expliqué. Mais pour autant, a-t-il précisé, en rappelant ne pas être "un adepte" des ordonnances, "ça ne veut pas dire être le doigt sur la couture du pantalon pendant 5 ans". "Parce qu'un Parlement, une majorité qui n'aurait aucune liberté d'expression, en général, ça ne se finit pas bien", a-t-il prévenu.

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