Michel Barnier au Sénat : « Ici, il y a une majorité claire qui accompagnera l’action du gouvernement »

Michel Barnier était présent au Sénat lors de la conférence des présidents, l’occasion pour le Premier ministre de montrer « le respect que le gouvernement doit au Parlement ». Avec neuf sénateurs nommés au sein du gouvernement et une Assemblée divisée, le Premier ministre compte plus que jamais s’appuyer sur la chambre haute.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Michel Barnier a assisté, ce mercredi 25 septembre, à la conférence des présidents du Sénat. Le rendez-vous, chargé de fixer le programme de travail des séances plénières de la chambre haute, réunit Gérard Larcher, les vice-présidents, les présidents des groupes politiques et ceux des commissions permanentes du Sénat.

Michel Barnier témoigne du « respect que le gouvernement, que le Premier ministre, doit au Parlement »

C’est en général le ministre chargé des Relations avec le Parlement qui se rend à cette réunion, mais le Premier ministre fraichement nommé a tenu à assister à cette première conférence pour témoigner du « respect que le gouvernement, que le Premier ministre, doit au Parlement ». Quelques jours après sa nomination à Matignon, Gabriel Attal avait lui aussi assisté à la conférence des présidents au Sénat.

Michel Barnier s’est dit « très content » de son dialogue avec les sénateurs : « J’ai toujours dit que je n’avais pas la science infuse, tout ne va pas tomber d’en haut. Beaucoup d’idées passent par le terrain et remontent par les parlementaires, en particulier ici au Sénat, parce que c’est la chambre qui représente les collectivités territoriales et que les communes sont le premier échelon de la République. »

Le Premier ministre compte s’appuyer en particulier sur le Sénat pour conduire sa politique. « Contrairement à l’Assemblée nationale, où il n’y a pas de majorité claire mais une majorité relative qui est je l’espère la plus forte possible, ici [au Sénat] il y a une majorité claire qui accompagnera l’action du gouvernement. C’est ce qui m’a été dit », affirme Michel Barnier.

Mathilde Nutarelli et Adrien Pain

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le

BORDEAUX : second round of mayoral elections
17min

Politique

Municipales : les enjeux détaillés, parti par parti

Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.

Le

« Le gouvernement est à l’action », tient à rassurer Sébastien Martin.
4min

Politique

Prix des carburants : « Il n’y a pas de risque de pénurie », déclare Sébastien Martin

En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.

Le