Michel Barnier au Sénat : « Ici, il y a une majorité claire qui accompagnera l’action du gouvernement »

Michel Barnier était présent au Sénat lors de la conférence des présidents, l’occasion pour le Premier ministre de montrer « le respect que le gouvernement doit au Parlement ». Avec neuf sénateurs nommés au sein du gouvernement et une Assemblée divisée, le Premier ministre compte plus que jamais s’appuyer sur la chambre haute.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Michel Barnier a assisté, ce mercredi 25 septembre, à la conférence des présidents du Sénat. Le rendez-vous, chargé de fixer le programme de travail des séances plénières de la chambre haute, réunit Gérard Larcher, les vice-présidents, les présidents des groupes politiques et ceux des commissions permanentes du Sénat.

Michel Barnier témoigne du « respect que le gouvernement, que le Premier ministre, doit au Parlement »

C’est en général le ministre chargé des Relations avec le Parlement qui se rend à cette réunion, mais le Premier ministre fraichement nommé a tenu à assister à cette première conférence pour témoigner du « respect que le gouvernement, que le Premier ministre, doit au Parlement ». Quelques jours après sa nomination à Matignon, Gabriel Attal avait lui aussi assisté à la conférence des présidents au Sénat.

Michel Barnier s’est dit « très content » de son dialogue avec les sénateurs : « J’ai toujours dit que je n’avais pas la science infuse, tout ne va pas tomber d’en haut. Beaucoup d’idées passent par le terrain et remontent par les parlementaires, en particulier ici au Sénat, parce que c’est la chambre qui représente les collectivités territoriales et que les communes sont le premier échelon de la République. »

Le Premier ministre compte s’appuyer en particulier sur le Sénat pour conduire sa politique. « Contrairement à l’Assemblée nationale, où il n’y a pas de majorité claire mais une majorité relative qui est je l’espère la plus forte possible, ici [au Sénat] il y a une majorité claire qui accompagnera l’action du gouvernement. C’est ce qui m’a été dit », affirme Michel Barnier.

Mathilde Nutarelli et Adrien Pain

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le