Michel  Mercier, proposé par le Président du Sénat au Conseil Constitutionnel
Michel Mercier, ancien garde des Sceaux, a été proposé par Gérard Larcher, président du Sénat, pour remplacer au Conseil constitutionnel, Nicole Belloubet, nouvellement ministre de la justice.

Michel Mercier, proposé par le Président du Sénat au Conseil Constitutionnel

Michel Mercier, ancien garde des Sceaux, a été proposé par Gérard Larcher, président du Sénat, pour remplacer au Conseil constitutionnel, Nicole Belloubet, nouvellement ministre de la justice.
Public Sénat

Par Public Sénat avec AFP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Il y a encore quelques jours, le sénateur centriste (MoDem) du Rhône, Michel Mercier, défendait le projet de loi antiterroriste dont il était le rapporteur au Sénat.

 

Intervention de Michel Mercier lors de l'adoption du projet de loi antiterroriste
01:13

Ce proche de François Bayrou et ancien garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy, âgé de 70 ans, est en passe de rejoindre le Conseil constitutionnel, sur la proposition du président du Sénat, Gérard Larcher et en remplacement de la nouvelle ministre de la justice Nicole Belloubet. Cette dernière avait, elle-même été nommée à ce poste en 2013, par l’ancien président du Sénat, Jean-Pierre Bel.  

Fils de maçon, diplômé d’études supérieures de droit public et de l’Institut d’études politiques de Lyon, Michel Mercier a été élu pour la première fois au Sénat en 1995. Il y a présidé le groupe centriste de 2002 à 2009.

De 1990 à 2013, ce rhônais né à Thizy, a également dirigé le conseil général du Rhône.

Réagissant à cette information, le sénateur (LR) du Rhône François-Noël Buffet, vice-président de la commission des lois du Sénat,  s’est réjoui de cette annonce : « Au Conseil constitutionnel, nous aurons besoin (…) d’avoir du soutien pour l’institution. Naturellement, il faut faire un travail objectif, c’est évident, mais bien connaître le Sénat dans le travail législatif, pour pouvoir en apprécier les apports au moment des contrôles qui sont faits, c’est important. Pour le coup, cette candidature remplit aussi cet objectif ».

 Quant au fait que cette proposition de nomination permettrait à Gérard Larcher d’écarter un rival potentiel à la présidence du Sénat, le sénateur rhônais balaie cette hypothèse en souriant : « Aujourd’hui, dès que l’on nomme quelqu’un, dès qu’on fait quelque chose, tout le monde s’imagine qu’il y a absolument des arrière-pensées, toujours et toujours.  Alors laissons parler… ».

 

Jean-Noël Buffet se réjouit de l'annonce de la nomination de Michel Mercier au Conseil constitutionnel
00:39

Images : Héloïse Grégoire

Mercredi 2 août, Michel Mercier sera auditionné à la commission des lois du Sénat, qui devra ensuite donner sa validation. S’il est nommé, Michel Mercier siégera au Conseil constitutionnel jusqu’en 2022.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le