« Mieux recenser » et « accompagner » les victimes de violences sexuelles pour Laurence Rossignol
Laurence Rossignol, sénatrice (PS) de l’Oise, qui vient de déposer une proposition de loi sur la protection des mineurs de viol et autres agressions sexuelles, souhaite également que les victimes soient mieux entendues et accompagnées lorsqu’elles portent plainte.

« Mieux recenser » et « accompagner » les victimes de violences sexuelles pour Laurence Rossignol

Laurence Rossignol, sénatrice (PS) de l’Oise, qui vient de déposer une proposition de loi sur la protection des mineurs de viol et autres agressions sexuelles, souhaite également que les victimes soient mieux entendues et accompagnées lorsqu’elles portent plainte.
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Alors que Marlène Schiappa, la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes déposera en 2018 un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, sa prédécesseure Laurence Rossignol sénatrice (PS) de l’Oise, vient de déposer une proposition de loi sur la protection des mineurs de viol et autres agressions sexuelles. Interrogée au micro de « Sénat 360 », elle explique ce que sa proposition peut apporter aux victimes : « Le délai de prescription va changer quelque chose pour les victimes qui pourront introduire une action en justice même au-delà de la période actuelle. Et la présomption de non-consentement va évite une affaire comme celle de Pontoise (…) qui nous a tous choqués. Où une petite fille de 11 ans à de relations sexuelles avec un homme de 28 ans et où les juges concluent que ce n’est pas un viol mais simplement une atteinte sexuelle ».  

Mais pour l’ancienne ministre des droits des femmes, le travail législatif ne suffit pas :

« Il n’est pas normal que dans un commissariat, quand une femme vient déposer plainte pour des violences, on lui dise qu’on va prendre une main courante. Or tout le monde sait que la main courante est une façon d’expédier les gens, sans rien faire. Tout acte qui est objectivement un délit devrait systématiquement, dans les commissariats, faire l’objet d’une plainte. ». Et d’insister : « Nous avons besoin de mieux recenser les victimes, leur plainte et aussi les accompagner ».

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