Migrants à Paris: Gourault conteste les critiques de Hidalgo
Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a contesté lundi que le gouvernement "abandonne la Ville de...

Migrants à Paris: Gourault conteste les critiques de Hidalgo

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a contesté lundi que le gouvernement "abandonne la Ville de...
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Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a contesté lundi que le gouvernement "abandonne la Ville de Paris", comme l'avait affirmé Anne Hidalgo au sujet de la question des camps de migrants dans la capitale.

"C'est assez stupéfiant, parfois, de voir ces critiques, venant de responsables politiques importants, la maire de Paris ou d'autres personnes, qui donnent l'impression que, subitement, tout cela est arrivé ex-nihilo depuis quelques mois", a fustigé Mme Gourault dans L'Épreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l'AFP, Radio Classique et Les Échos.

"Ce qui est très difficile, c'est qu'on a des gens qui sont dans des centres d'accueil, et qui n'ont qu'une idée, c'est par exemple d'aller en Angleterre", a dit la ministre. "Tous les gouvernements successifs ont essayé de trouver des solutions, y compris le gouvernement (précédent, lorsque) Mme Hidalgo appartenait à la majorité", a-t-elle poursuivi.

Dénonçant l'"abandon de la Ville de Paris", la maire de Paris avait estimé vendredi dans une lettre au Premier ministre que "seule une opération de prise en charge simultanée de l'ensemble des personnes" pouvait mettre fin aux dangers représentés par le campement, et appelé à une attitude "constructive" entre Ville et État.

"Le chaos caractérise désormais les campements de la capitale", où vivent 2.382 migrants dont 1.570 dans le campement du Millénaire, porte de la Villette, au point que "les ONG demandent la présence de la police pour pouvoir continuer à y intervenir", avait écrit Mme Hidalgo.

Dimanche, un Soudanais a été blessé sur ce campement lors d'une rixe qui a éclaté entre quatre migrants.

Estimant que "la commune reste garante de la salubrité et la propreté de son espace", le ministre de l'intérieur Gérard Collomb avait sèchement invité Mme Hidalgo, dans un courrier la semaine dernière, à "entamer les procédures judiciaires" pour permettre à l’État de mener à bien une évacuation.

"Il ne s'agit pas pour la Ville de demander l'expulsion" mais "pour l’État de prendre en charge" ces personnes, avait répliqué Mme Hidalgo, ajoutant que cela avait été possible "lors des 29 opérations" menée avec l’État depuis 2015.

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