Migrants à Paris: Gourault conteste les critiques de Hidalgo
Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a contesté lundi que le gouvernement "abandonne la Ville de...

Migrants à Paris: Gourault conteste les critiques de Hidalgo

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a contesté lundi que le gouvernement "abandonne la Ville de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a contesté lundi que le gouvernement "abandonne la Ville de Paris", comme l'avait affirmé Anne Hidalgo au sujet de la question des camps de migrants dans la capitale.

"C'est assez stupéfiant, parfois, de voir ces critiques, venant de responsables politiques importants, la maire de Paris ou d'autres personnes, qui donnent l'impression que, subitement, tout cela est arrivé ex-nihilo depuis quelques mois", a fustigé Mme Gourault dans L'Épreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l'AFP, Radio Classique et Les Échos.

"Ce qui est très difficile, c'est qu'on a des gens qui sont dans des centres d'accueil, et qui n'ont qu'une idée, c'est par exemple d'aller en Angleterre", a dit la ministre. "Tous les gouvernements successifs ont essayé de trouver des solutions, y compris le gouvernement (précédent, lorsque) Mme Hidalgo appartenait à la majorité", a-t-elle poursuivi.

Dénonçant l'"abandon de la Ville de Paris", la maire de Paris avait estimé vendredi dans une lettre au Premier ministre que "seule une opération de prise en charge simultanée de l'ensemble des personnes" pouvait mettre fin aux dangers représentés par le campement, et appelé à une attitude "constructive" entre Ville et État.

"Le chaos caractérise désormais les campements de la capitale", où vivent 2.382 migrants dont 1.570 dans le campement du Millénaire, porte de la Villette, au point que "les ONG demandent la présence de la police pour pouvoir continuer à y intervenir", avait écrit Mme Hidalgo.

Dimanche, un Soudanais a été blessé sur ce campement lors d'une rixe qui a éclaté entre quatre migrants.

Estimant que "la commune reste garante de la salubrité et la propreté de son espace", le ministre de l'intérieur Gérard Collomb avait sèchement invité Mme Hidalgo, dans un courrier la semaine dernière, à "entamer les procédures judiciaires" pour permettre à l’État de mener à bien une évacuation.

"Il ne s'agit pas pour la Ville de demander l'expulsion" mais "pour l’État de prendre en charge" ces personnes, avait répliqué Mme Hidalgo, ajoutant que cela avait été possible "lors des 29 opérations" menée avec l’État depuis 2015.

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le