Migrants: Collomb présentera un « plan » sur l’asile d’ici quinze jours
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a affirmé qu'il allait présenter "dans les quinze jours", un "plan" sur les migrants au...

Migrants: Collomb présentera un « plan » sur l’asile d’ici quinze jours

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a affirmé qu'il allait présenter "dans les quinze jours", un "plan" sur les migrants au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a affirmé qu'il allait présenter "dans les quinze jours", un "plan" sur les migrants au président de la République pour "traiter le problème de l'asile de manière plus facile qu'aujourd'hui", vendredi lors d'une visite à Calais.

"Nous allons essayer de traiter le problème de l'asile de manière à réduire les délais de manière drastique", a-t-il déclaré lors d'un point presse à son arrivée au port de Calais.

En effet entre les diverses procédures "les gens ici restent 18 mois, deux ans, et ensuite ils n'en repartent plus", ce qui crée une "embolisation de l'ensemble des dispositifs", a-t-il déploré.

Ce plan, qui pourrait prendre la forme d'une communication en Conseil des ministres d'ici juillet, veut aborder la problématique de l'asile sur l'ensemble du territoire, mais aussi sous son aspect européen, a-t-on précisé dans l'entourage du ministre.

M. Collomb, qui effectuait sa première visite à Calais, a ainsi précisé "travailler avec nos collègues des pays européens" sur les migrants ayant transité par un pays avant d'arriver dans un autre, et aussi "en amont sur les réseaux de passeurs qui existent en Afrique", "le grand problème" aujourd'hui.

"Quand on pense que 65.000 personnes sont arrivées en Italie depuis le début de l'année, on se rend compte de l'ampleur du problème" et "nous sommes en train de discuter avec l'Union européenne et les pays d'Afrique de la possibilité de mieux maîtriser ces flux migratoires", a-t-il dit.

Il ne s'agit donc pas que de traiter la problématique de Calais, sur laquelle le ministre a réitéré son opposition à toute ouverture de centre qui risquerait de faire "appel d'air".

"Il faut traiter les problèmes, mais ils ne peuvent pas, compte-tenu du passé, l'être à Calais", et "nous ouvrons à travers la France un certain nombre de centres", a dit le ministre, en allusion aux centres d'accueil et d'orientation (CAO).

Il a par ailleurs rendu hommage aux force de l'ordre qui travaillent avec "beaucoup d'humanité" dans des conditions "pas toujours faciles". "Il n'y a pas d'un côté les policiers, les gendarmes qui seraient agressifs et de l'autre des migrants qui seraient d'une douceur légendaire", a-t-il affirmé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Migrants: Collomb présentera un « plan » sur l’asile d’ici quinze jours
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le

Migrants: Collomb présentera un « plan » sur l’asile d’ici quinze jours
3min

Politique

Peine d’inéligibilité en cas de condamnations pour violences : « Cela me paraît parfaitement normal », déclare François-Noël Buffet

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé qu’il comptait faire passer un texte visant à introduire une peine d’inéligibilité en cas de condamnation pour violences. Un texte qui pourrait avoir le soutien de la droite sénatoriale.

Le

Migrants: Collomb présentera un « plan » sur l’asile d’ici quinze jours
4min

Politique

Mort de Quentin : Gérald Darmanin souhaite une peine d’inéligibilité contre « toute personne condamnée pour avoir encouragé à la violence physique » 

Les interventions se sont multipliées au Sénat, ce mercredi, pendant la séance de questions d’actualité au gouvernement, autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Les élus de droite et du bloc central ont largement reproché à LFI sa proximité avec la mouvance d’ultra gauche, citée dans cette affaire. Le garde des Sceaux a annoncé vouloir assortir les condamnations pour incitation à la violence d’une peine d’inéligibilité, visant explicitement le député LFI Raphaël Arnault.

Le